Les frênes de la Promenade Samuel-de-Champlain sous haute surveillance

Les planificateurs de la Promenade ne pouvaient se... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les planificateurs de la Promenade ne pouvaient se douter il y a une dizaine d'années que le frêne allait représenter une espèce à risques.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Constitué à 34 % de frênes, le parc arboricole de la Promenade Samuel-de-Champlain est sous surveillance depuis la découverte cette semaine à Québec du premier r eprésentant de son ennemi numéro un, l'agrile du frêne.

À l'époque de la planification de la première phase des travaux de la Promenade, en 2006 et 2007, «il n'existait pas de contre-indication à la plantation de frênes à Québec» explique la porte-parole de la Commission de la capitale nationale (CCN), Anne-Marie Gauthier. Sur le millier d'arbres mis en terre à ce moment, 334 étaient des frênes.

Cette essence  avait été choisie en raison de sa résistance aux conditions météorologiques souvent difficiles qui prévalent en bordure du fleuve.

Des pièges ont été installés, mais «pour l'instant» aucun insecte n'a été capturé, souligne Mme Gauthier. «Nous travaillons en étroite collaboration avec la Ville et suivons le plan d'action mis en place.»

L'arboriculteur Jean Lamontagne corrobore que les planificateurs de la Promenade ne pouvaient se douter à l'époque que le frêne pouvait représenter une espèce à risques. «Pas sûr qu'ils le savaient vraiment. On en parlait un peu en Ontario et ça commençait à peine à Montréal.»

Présent à Montréal depuis 2011, où l'abattage de 4000 à 5000 arbres annuellement a été rendu nécessaire, l'agrile du frêne a été détecté pour la première fois cette semaine à Québec, dans le quartier Montcalm. Une cinquantaine de frênes ont été infectés. Les deux tiers devront être abattus.  

Par mesure préventive, les premiers frênes des Plaines d'Abraham, qui en compte quelque 2000, ont été coupés jeudi, près de la Grande Allée, par la Commission des champs de bataille nationaux.

«Tout va y passer»

L'arrivée de l'insecte ravageur n'a rien de réjouissant aux yeux de Jean Lamontagne. À son avis, les carottes sont cuites pour les frênes de la capitale, au nombre de 13 000 sur des terrains municipaux et de 26 000 sur des propriétés privées. «C'est extrêmement inquiétant. De 90 à 95 % des frênes vont mourir, tout va y passer.»

Malgré tout, ajoute le spécialiste, il vaudrait le coup - et le coût - pour le propriétaire d'un frêne majestueux d'investir dans un traitement. Une facture oscillant entre 300 et 400 $ aux deux ans pendant une dizaine d'années. «Mais il faut le faire avant que la maladie soit installée ou le soit à 10 % seulement.»

Jeudi, le maire Labeaume a fait savoir que la Ville accordera une aide financière aux citoyens désireux de faire abattre leurs frênes. Le modèle de dédommagement se rapprochera de celui mis en place lors de l'épidémie de la maladie hollandaise de l'orme, il y a une dizaine d'années, soit la moitié des coûts d'abattage jusqu'à un maximum de 300 $.




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