Agrile du frêne : branle-bas le long des Plaines

Le parc des plaines d'Abraham compte plus de... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le parc des plaines d'Abraham compte plus de 2000 frênes.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) L'agrile du frêne n'est pas encore «officiellement» rendu sur les plaines d'Abraham, mais entre 10 et 20 arbres y seront abattus le long de la Grande Allée au cours des prochains jours par mesure préventive, a appris Le Soleil. Et à long terme, l'insecte ne manquera pas de laisser des «trous» dans l'emblématique parc, qui compte plus de 2000 frênes.

«Il faut ce qu'il faut : c'est comme quelqu'un qui a la gangrène, c'est mieux de perdre un orteil tout de suite que la jambe au complet par après. Ce sont des décisions qui ne sont pas le fun, mais qui sont faciles à prendre quand même», raisonne Étienne Casgrain, responsable des espaces verts à la Commission des champs de bataille (CCBN).

Présent à Montréal depuis 2011, où il force l'abattage de 4000 à 5000 arbres par année, l'agrile du frêne a été découvert dans le quartier Montcalm cet été, a fait savoir la Ville de Québec, lundi. Or un des secteurs les plus sévèrement touchés est l'avenue du Parc, qui débouche justement sur la Grande Allée à la hauteur de l'«anneau» des Plaines.

«On va essayer de se faire une sorte de coupe-feu vis-à-vis de l'avenue du Parc, dit M. Casgrain. On a des frênes en périphérie, à cet endroit-là, qui sont un peu moribonds, alors on va les abattre dans les prochains jours.»

Les coupes seront visibles, mais les spécimens visés ne sont pas de grande taille et n'ont pas particulièrement fière allure, précise-t-il. Certains dépérissaient déjà naturellement, d'autres avaient été plantés sous la canopée et, le frêne tolérant mal l'ombre, avaient grandi «croche», etc. «Si je peux enlever ces moribonds-là pour sauver des spécimens plus intéressants, je n'hésiterai pas. Et on présume qu'il y a peut-être déjà un peu d'agriles dans ce coin-là. C'est très proche de l'avenue du Parc, alors il y a une bonne chance que l'agrile vienne pondre dans les branches du haut», explique M. Casgrain.

«Ça va laisser des trous»

Idéalement, poursuit-il, il faudrait viser l'éradication pure et simple de l'agrile de la région, mais cela ne relève pas que de la CCBN et les entomologistes interviewés par Le Soleil jusqu'à maintenant ne sont guère optimistes à cet égard. Alors quel genre de cicatrice le petit ravageur vert laissera-t-il dans le plus grand parc de Québec, et qu'est-ce qui sera fait pour en minimiser l'impact?

Dans l'ensemble, dit M. Casgrain, «plus de 2000 frênes» poussent sur les Plaines, mais la plupart se trouvent dans des peuplements de type forestier, notamment le long de la falaise. Leur disparition (à long terme) «va laisser des trous, c'est sûr», convient-il, mais les futurs condamnés ne se trouvent pas tous dans des endroits très visibles ou fréquentés, ce qui réduira un peu l'impact de l'agrile sur le célèbre espace vert.

Mais le parc compte tout de même entre 300 et 350 frênes «inventoriés» dans des endroits gazonnés. Tous ne valent pas la peine d'être protégés contre l'agrile - il existe un insecticide qu'on injecte dans les racines et qui permet de le faire - parce que «ce ne sont pas tous des gros frênes. Il y a des arbres qui peuvent avoir 2 ou 3 pieds de diamètre, mais d'autres qui ont 2 ou 3 pouces». La CCBN a identifié «moins de 100» d'entre eux qui seront protégés ; les autres sont essentiellement condamnés, à plus ou moins long terme.




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