Pas d'appel contre Anacolor

«Après mûre analyse», le ministre Heurtel souhaite que... (La Presse Canadienne)

Agrandir

«Après mûre analyse», le ministre Heurtel souhaite que le Tribunal administratif du Québec se concentre sur la réduction que son ministère veut imposer à Anacolor de 90 % de ses émanations de composés organiques volatils (COV).

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le ministre de l'Environnement, David Heurtel, n'en appellera pas de la décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) qui a permis à Anacolor de relancer l'ensemble de sa production.

Le délai pour la révision judiciaire est expiré. Le ministre ne se battra pas pour le maintien de la suspension émise en mars du certificat d'autorisation de l'usine de peinture de pièces métalliques. Cette suspension forçait l'entreprise de Cap-Rouge à réduire sa production de moitié. 

«Après mûre analyse», M. Heurtel souhaite que le TAQ se concentre sur le fond du dossier : la réduction que son ministère veut imposer à Anacolor de 90 % de ses émanations de composés organiques volatils (COV). 

«On veut des décisions le plus rapidement possible, a indiqué le ministre au Soleil, mercredi. Alors, étendre ce débat-là encore plus en ajoutant des procédures...»

En attendant, le ministre estime que le durcissement de ton envers l'entreprise a entraîné des changements de comportement de celle-ci. Notamment son engagement devant le TAQ à limiter ses émanations pendant les récréations et sur l'heure du midi. Une mesure que le ministre associe à une importante réduction des plaintes au ministère contre Anacolor. 

«En mars, a dit M. Heurtel, le ministère a reçu 182 plaintes. En avril, 66. Manifestement, les gestes que nous avons posés ont eu un impact sur le comportement d'Anacolor.»

Le Regroupement citoyen pour la qualité de l'air de Cap-Rouge juge que le ministre fait le bon choix en abandonnant la révision judiciaire. «Nous, on préfère aller le plus rapidement possible sur le fond, a indiqué Stéphanie Houde, porte-parole du regroupement. 

Il semble y avoir une baisse des signalements depuis que des mesures ont été prises par Anacolor, a-t-elle convenu. Mais elle soutient qu'à trois reprises, la semaine dernière, de la fumée s'échappait des cheminées de l'usine, sur l'heure du midi, contrairement à l'engagement de «fermer les fours» à ce moment de la journée. «L'entente n'est pas respectée à la lettre», affirme Mme Houde. La porte-parole reproche au ministère de l'Environnement de ne pas investir les ressources pour un réel portrait de la situation. 

Le TAQ doit entendre prochainement une requête d'Anacolor qui ferait en sorte que l'anonymat des gens qui signalent les odeurs serait levé, selon la porte-parole du regroupement. «On s'oppose fermement à ça parce que, dans le passé, il y a eu des épisodes d'intimidation de la part d'un propriétaire de l'entreprise envers deux citoyens», a affirmé Mme Houde. 

L'avocat d'Anacolor soutient que des centaines de pages de documents ont été caviardées «unilatéralement par le ministre», alors que la loi l'oblige à les remettre intégralement au tribunal. La requête ne vise pas à obtenir les noms des plaignants autant que «plein d'autres choses qui sont caviardées». D'autre part, Me Marc-André Gravel n'a pas voulu commenter les affirmations de Mme Houde sur la présence de fumée sur l'heure du dîner. Le refus d'en appeler de la décision du TAQ n'a rien de surprenant, selon lui, parce que le jugement était «bien appuyé».




publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer