Appel à l'international pour rêver les rivières

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(Québec) La Ville de Québec lance un concours international pour faire le plein d'idées afin de mettre en valeur ses rivières. Une grande opération qui se réalise à bas prix, assure le maire Régis Labeaume.

Le volet international du Plan rivières, annoncé en décembre par l'administration Labeaume, a été lancé lundi. Il permettra de développer un concept d'aménagement des berges de quatre rivières, soit Cap-Rouge, Beauport, Montmorency et Saint-Charles, incluant son affluent de la rivière du Berger.

Le concours s'adresse aux experts en écologie urbaine, en aménagement et en design urbain de toute la planète. Ceux-ci doivent présenter leur concept en mots et en images sur de grandes planches allant du général au particulier.

Les intéressés doivent se manifester d'ici le 30 juin et faire parvenir leur dossier au plus tard le 25 août. Un jury présidé par l'architecte du paysage de renommée internationale Jan Dirk Hoekstra fera ensuite l'analyste et choisira trois gagnants. Les noms seront rendus publics le 11 septembre. Le premier prix est assorti d'une bourse de 100 000 $. Les deuxième et troisième places permettront de mettre la main respectivement sur 60 000 et 40 000 $. 

«On va aller chercher ce qu'il y a de meilleur dans le monde. Je pense que les meilleurs spécialistes vont vouloir participer à ça, ne serait-ce que pour avoir leur nom quelque part», a souligné M. Labeaume. 

Celui-ci estime par ailleurs que pareil concours est «la méthode la plus économique pour aller chercher le maximum d'idées dans le monde». En comptabilisant toutes les dépenses afférentes, on parle d'un déboursé de 335 000 $. Un bureau de projet pour arriver au même résultat coûterait au moins 500 000 $ selon le maire. 

Pour la réalisation des projets, une première somme de 11,3 millions $ est prévue au programme triennal d'immobilisations (PTI) 2017-2019, mais l'investissement total pourrait être plus important. Le processus classique d'appel d'offres public sera alors suivi. 

«L'objectif qu'on a, c'est que ça soit marquant. [...] Ça sera de classe mondiale», a ajouté le maire Labeaume pour achever de convaincre ses concitoyens de la pertinence de la démarche. 

Le conseiller professionnel pour le concours, Jacques White, est convaincu qu'il y aura beaucoup d'intérêt pour Rêvons nos rivières, qui possède son propre site Internet bilingue. Le genre est populaire dans les milieux concernés, favorise l'émulation entre les participants et la production de concepts d'avant-garde, a-t-il expliqué. 

«Bassin de bonnes idées»

M. White a parlé de constituer «un bassin de bonnes idées» dans lequel puiser dans le futur. «Préparez-vous à de belles surprises, on en aura, c'est sûr. C'est un peu l'idée d'un concours», a rappelé l'architecte. 

En attendant, la Ville de Québec donnera l'exemple en aménageant dès cet été une place éphémère à la marina Saint-Roch, qui constitue paradoxalement un îlot de chaleur au centre-ville. La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Québec et responsable des dossiers d'urbanisme, Julie Lemieux, a parlé lundi de verdir les lieux, de rendre l'endroit plus ludique, en ajoutant par exemple des barbecues et des hamacs pour attirer les citoyens.

Le ton monte au conseil

Le choix de l'administration Labeaume d'opter pour un concours international pour mettre en valeur les rivières a mis le feu aux poudres au conseil municipal, la conseillère Anne Guérette ayant fait bondir le maire Régis Labeaume et la conseillère Julie Lemieux. 

Tout a commencé quand l'élue de l'opposition a questionné la pertinence d'un concours international, estimant qu'on devrait plutôt mettre en valeur les architectes d'ici. «On devrait faire un concours provincial. Je ne sais pas s'ils ont déjà une idée de qui ils veulent avoir en bout de ligne», a lancé Mme Guérette. 

Cette insinuation a fait rager le maire. «Ça va faire les accusations, je trouve ça indécent. Je trouve ça épouvantable», a répliqué M. Labeaume qui a demandé à la chef de Démocratie Québec de retirer ses propos. 

«Évidemment qu'on n'a pas choisi qui va faire les travaux. C'est incroyable! Présumer ça, ça diminue le travail de tous les élus dans la salle. C'est bas», a commenté Julie Lemieux. 

L'élue d'Équipe Labeaume a par la suite remis en question la compétence de Mme Guérette, architecte de formation. 

«Elle devrait savoir ça, que c'est important de sortir de nos frontières. Ça parait qu'elle n'a jamais travaillé vraiment là-dedans», a-t-elle lancé.  Valérie Gaudreau




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