Le sel de déglaçage contamine la majorité des puits

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(Québec) Le maire de Québec Régis Labeaume demandera au ministère des Transports de penser à des solutions afin de réduire l'usage de sel pour déglacer les routes. L'impact de ces sels est «préoccupant» au moment où une nouvelle étude révèle que la majorité de puits privés dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles contiennent des traces de sel anormalement élevées.

Le seuil de puits non-conformes est aussi élevé dans le bassin versant de la rivière Montmorency.

«Inquiet», le maire de Québec Régis Labeaume s'adressera au ministre des Transports, Laurent Lessard, pour trouver d'autres façon de déglacer les routes l'hiver.

«Au ministère des Transports, les gens sont assez fermés. Mais je vais en parler au ministre. À un moment donné, on est-tu assez intelligents pour trouver des nouvelles méthodes d'abrasif? Jamais je ne croirai qu'on n'a pas assez de chimistes dans le monde. Allez voir ce qui se passe en Scandinavie», a lancé le maire de Québec. Déjà, augmenter le nombre de «routes blanches» qui obligerait les automobilistes à adapter leur conduite est une solution envisageable. Tout comme repenser la façon de capter l'eau qui s'écoule des autoroutes, par exemple.

«ll y a des méthodes qui existent. Il faut juste qu'on ouvre l'esprit», a poursuivi M. Labeaume, disant ne pas vouloir «blâmer» le ministère dont le mandat est avant tout la sécurité des automobilistes.

Régis Labeaume réagissait à un rapport mené d'experts en eau de la Ville de Québec et de la Communauté métropolitaine de Québec qui révèle que 56% de 900 puits étudiés contenaient des traces de sodium au-delà du seuil acceptable. Cette proportion est de 46% dans le bassin versant de la rivière Montmorency. 

D'autres études

Pour l'étude, 900 puits artésiens de Stoneham, Québec, Sainte-Brigitte-de-Laval, Lac-Beauport, Lac-Delage et Saint-Gabriel-de-Valcartier ont été analysés sur plus de 6800 installés sur ces territoires. Un échantillonnage significatif selon François Proulx directeur de la division de la qualité de l'eau à la Ville de Québec.

L'eau reste potable, assurent les experts, mais il faut agir car la tendance est à la hausse.

«Pour nous, ça été une surprise. Ce n'est pas catastrophique, mais on arrive au bon moment», a pour sa part tranché François Morneau, coordonnateur du plan de protection des sources d'eau à la CMQ. «Il faudra identifier les zones qui alimentent des réservoirs ou changer nos mesures d'entretien hivernal. On embarque là-dedans», a poursuivi l'expert.

Répartition géographique des 900 puits analysés

Stoneham-et-Tewkesbury : 384

Québec : 182 

Sainte-Brigitte-de-Laval : 171

Lac-Beauport : 122

Lac-Delage : 30

Saint-Gabriel-de-Valcartier : 11

La Ville justifie l'emploi d'eau potable pour nettoyer ses rues

Il pouvait paraître particulièrement ironique mercredi de voir Régis Labaume et les élus de la CMQ plaider pour protéger les sources d'eau alors que l'administration municipale elle-même nettoie ses rues et trottoirs avec de l'eau potable, comme le dévoilait Le Devoir mardi. La Ville de Québec a mené une étude en 2010 visant à utiliser de l'eau récupérée. «Le problème est que l'eau était souvent contaminée», a expliqué le directeur de la division de la qualité de l'eau à la Ville de Québec, François Proulx. L'épisode de la légionellose à l'été 2012 a aussi dissuadé, a-t-il ajouté. M. Proulx a aussi expliqué que le nettoyage printanier du sable dans les rues ne peut se faire à sec, ce qui causerait trop de poussière. «Il faut un rabattement humide», a dit l'expert. 




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