Qui doit sonner l'alarme en cas de catastrophe?

Mardi et mercredi, aucun message n'a été diffusé... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Mardi et mercredi, aucun message n'a été diffusé avec le système Québec en alerte, alors que s'abattait la pire tempête de l'année, voire de la décennie.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le système d'alerte dont s'est doté le Québec pour faire face aux catastrophes n'a pas été utilisé pendant la tempête de mardi et mercredi. À qui la responsabilité? Le ministère québécois de la Sécurité publique et Environnement Canada se renvoient la balle.

Le système Québec en alerte, inspiré des États-Unis, permet au ministère de la Sécurité publique et à Environnement Canada de prendre le contrôle de la radio et de la télévision pour prévenir les citoyens d'une catastrophe «réelle ou imminente pouvant porter atteinte à la vie ou à la sécurité». L'alerte peut être diffusée sur un territoire restreint, là où se trouve la menace.

Or mardi et mercredi, aucun message n'a été diffusé alors que s'abattait la pire tempête de l'année, voire de la décennie, sur plusieurs régions de la province. 

«Lorsqu'un événement a trait à des conditions météorologiques dangereuses, c'est Environnement et Changements climatiques Canada (ECCC) qui est responsable de la communication du risque aux citoyens. Dans le cas d'une tempête hivernale, ECCC peut diffuser des prévisions météorologiques d'avance sur l'arrivée de ce système. En prenant l'événement des derniers jours, ECCC a commencé à publier de l'information dès le lundi 13 mars 2017» par les canaux habituels, mais n'a pas eu recours à Québec en alerte, a indiqué le ministère de la Sécurité publique au Soleil. «C'est eux autres les experts, c'est eux qui nous alimentent. [...] Quand on parle de météo, ils sont les mieux placés» pour déclencher le système, a insisté Louise Quintin, porte-parole du ministère. 

Avertissements classiques

Du côté d'Environnement Canada, qui a diffusé des avertissements classiques pendant trois jours pour les régions concernées, le message allait complètement dans l'autre sens. «Certaines alertes d'ECCC sont diffusées immédiatement sur ce système [exemple : tornade]. D'autres sont diffusées selon les circonstances entourant l'événement. Il faudrait adresser au ministère de la Sécurité publique toutes questions concernant la gestion de cette situation particulière», nous a répondu par courriel Pierre Manoni, de l'Unité des relations avec les médias, sous-entendant que c'était à Québec de peser sur le bouton. 

Depuis sa mise en place en avril 2015, le système Québec en alerte a été testé à quelques reprises - pas toujours avec succès - par le ministère de la Sécurité publique, mais il n'a pas encore été utilisé dans le feu de l'action. ECCC y a eu recours pour des alertes de tornades le 19 mai 2015 dans le centre de la province et la grande région de Québec, ainsi que le 11 juin 2015 dans le sud du Québec. 

Ironiquement, un test était prévu mercredi, mais il a été annulé pour plutôt gérer la crise provoquée par la tempête.




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