Le Canada devra défendre l'accord de Paris, selon l'UE

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« Réduire les émissions de GES est une excellente chose, même si on écarte tous les enjeux climatiques », explique Pierre-Olivier Pineau.

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

Le commissaire à l'environnement de l'Union européenne (UE) lance un appel retentissant à unir les forces de l'Europe et du Canada pour tenter de sauver l'accord de Paris sur les changements climatiques face aux «incertitudes géopolitiques».

Le commissaire chargé de l'action pour le climat et de l'énergie, Miguel Arias Canete, n'a pas fait référence directement à Donald Trump, mais sa déclaration faite avant son arrivée à Ottawa semblait viser tout particulièrement le président américain.

M. Canete devait s'entretenir jeudi avec la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna, qui a apparemment gardé un profil bas sur les relations entre le Canada et les États-Unis depuis la victoire de M. Trump en novembre.

M. Trump a déjà décrit le réchauffement de la planète attribué à l'action humaine comme un «canular», mais certaines des personnes nommées dans son cabinet ont déclaré récemment durant leur audience de confirmation qu'elles n'étaient pas de cet avis.

L'ancien gouverneur du Texas Rick Perry, confirmé jeudi au poste de secrétaire à l'Énergie, avait déjà affirmé en tant que candidat à l'investiture républicaine qu'il abolirait le département dont il a désormais la responsabilité. Il s'est rétracté depuis ce temps, et a dit récemment qu'il travaillerait à développer toutes les sources d'énergie, incluant l'éolien et le solaire.

M. Canete a publié un communiqué, jeudi, disant que l'UE et le Canada étaient «déterminés à mettre en vigueur l'accord de Paris» et à stimuler la transition mondiale vers les énergies propres.

«Étant donné les présentes incertitudes géopolitiques, notre coopération est plus cruciale que jamais», a-t-il déclaré, ajoutant que le Canada et l'UE percevaient le combat contre les changements climatiques comme un moteur important de création d'emplois, d'occasions d'investissement et de croissance.

Au côté de M. Trump à Washington le mois dernier, le premier ministre Justin Trudeau n'avait fait aucune mention de l'accord de Paris de 2015 qu'il avait aidé à négocier avec Barack Obama. Il avait plutôt fait référence au plus obscur Accord Canada - États-Unis sur la qualité de l'air de 1991.

Alors que plusieurs ministres libéraux se sont rendus à Washington ces derniers mois pour établir des liens avec la future administration Trump, Mme McKenna avait été absente de ces démarches jusqu'à tout récemment.

Mercredi, elle s'est entretenue au téléphone avec son homologue américain, Scott Pruitt, le nouveau directeur de l'Agence de la protection environnementale (EPA).

Une transcription de cet appel indique que Mme McKenna a souligné l'«engagement du Canada à respecter ses obligations en vertu de l'accord de Paris», à agir contre les changements climatiques et à tirer bénéfice des occasions économiques «offertes par le virage du marché mondial vers la croissance propre».




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