Anacolor veut montrer patte blanche

Anacolor exploite une usine de peinture de pièces... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Anacolor exploite une usine de peinture de pièces métalliques à Cap-Rouge, sous le pont ferroviaire.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Afin de montrer patte blanche à son voisinage, Anacolor a annoncé qu'elle publierait quotidiennement les résultats de ses analyses d'air à partir de vendredi matin, et qu'elle ferait de même avec ses analyses d'air à l'école primaire Marguerite-D'Youville à partir de la fin mars.

«Ça va être sur notre site Web, on va mettre les relevés sur les composés organiques volatils (COV) et les odeurs le lendemain des mesures», dit Richard Leblanc, ingénieur chez Anacolor. L'entreprise prend des échantillons d'air deux fois par jour en huit endroits autour de son usine. Ce sont ces résultats qui seront rendus publics quotidiennement.

Anacolor exploite une usine de peinture de pièces métalliques à Cap-Rouge, sous le pont ferroviaire. Depuis la fin de 2012, quand elle a augmenté sa production, le voisinage de l'usine a déposé des dizaines de plaintes au ministère de l'Environnement (MDDELCC) à cause des odeurs de peinture qui émanent de ses installations. Plusieurs dépassements des seuils ont d'ailleurs été constatés pour les COV par le MDDELCC aux limites du terrain d'Anacolor et la Santé publique juge que les odeurs, sans atteindre des seuils toxiques, sont suffisantes pour provoquer une série de symptômes - maux de tête, nausées, etc.

Le MDDELCC impose à l'entreprise de réduire ses émissions de 90 % pour continuer ses activités, mais Anacolor conteste cette condition devant les tribunaux.

La pression sur l'entreprise a en outre monté d'un cran, cette semaine, quand un groupe de citoyens a commencé à joindre les clients d'Anacolor pour les «sensibiliser» à leur situation. Le quincaillier Canac a fait savoir qu'il demanderait à ses contractants d'éviter l'usine de Cap-Rouge tant que ses problèmes ne seront pas réglés, mais Ivanohé-Cambridge (propriétaire de Place-Sainte-Foy, dont les dernières rénovations ont donné de l'ouvrage à Anacolor) a refusé d'en faire autant.

D'autres pénalités possibles

Par ailleurs, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a laissé planer la possibilité de punir de nouveau l'entreprise si elle ne se plie pas aux conditions que lui impose le MDDELCC.

«Là, on est devant les tribunaux sur la validité du certificat d'autorisation. Je vous rappelle qu'en vertu de la loi, il y a déjà eu sept avis de non-conformité, il y a déjà eu une sanction de 10 000 $ qui a été imposée à Anacolor et on va continuer à appliquer la loi. S'il y a d'autres sanctions à appliquer, on va les appliquer», a indiqué le ministre, cité par Radio-Canada.




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