Incinérateur de Québec: nouveaux rejets toxiques hors norme

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Selon les données envoyées par le conseil de quartier, c'est la concentration de mercure à la sortie d'un des quatre fours de l'incinérateur qui surpasse le plus les normes. En juin et septembre, des tests ont même révélé un excès de deux à trois fois la norme.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le conseil de quartier de Maizerets s'inquiète de nouveaux excès de mercure, de dioxines et de furanes dans les rejets de l'incinérateur à déchets de la Ville de Québec.

«Ce qui est inquiétant, c'est qu'on vit dans une atmosphère qui contient des toxiques», commente le responsable du dossier au sein du conseil, le chimiste Yvan Ouellet. «On vit sous les cheminées.»

En plus, poursuit-il, le secteur est soumis à la pollution émise par les activités du port et d'autres industries poussiéreuses comme un recycleur de métaux.

Pour l'instant, le conseil de quartier ne lance pas de pierres à la Ville. «On est à l'étape où on sonne l'alerte.» Ses membres veulent avertir la population que les prélèvements effectués en juin et septembre témoignent de défaillances des systèmes antipollution. Que les normes gouvernementales ont été dépassées.

Aussi, l'administration municipale devrait expliquer pourquoi ces dépassements, quels sont les dangers (ou non) pour la santé des voisins et quelles mesures seront mises en place pour corriger, ajoute M. Ouellet qui siège également au Comité de vigilance de l'incinérateur de Québec depuis 2013. «On veut avoir l'assurance que ce n'est pas nuisible. [...] On souhaite que la Ville s'en occupe.»

Selon les données envoyées par le conseil de quartier, c'est la concentration de mercure à la sortie d'un des quatre fours de l'incinérateur qui surpasse le plus les normes. En juin et septembre, des tests ont même révélé un excès de deux à trois fois la norme.

Devant ces résultats, Yvan Ouellet déplore que les prélèvements de la Ville ne soient pas réalisés en continu, que la municipalité fonctionne par échantillonnage. Il aimerait que ces tests soient plus fréquents, que les données sur la pollution soient reçues en direct. 

Pas la première fois

Ce n'est pas la première fois que la Ville a des problèmes de contamination avec son incinérateur. Le problème est même récurrent, quoique les rejets toxiques aient grandement diminué.

En 2013, la Ville avait reçu un avis de non-conformité du ministère de l'Environnement justement pour des émissions de mercure trop élevées.

Des travaux de rénovation ont été entrepris de 2005 à 2011 pour y remédier. «C'est une technologie qui date de 1974 qu'on modernise. [...] On a pensé que le problème était réglé, mais ça revient. C'est ça qui est inquiétant», balance Yvan Ouellet.

L'incinérateur planté dans le quartier Limoilou a une capacité maximale de 312 000 tonnes de détritus brûlés chaque année, selon le site Web de la Ville.




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