Flushgate: le PQ dénonce l'inaction de Heurtel

Il y a un an, la Ville de... (Photothèque Le Soleil)

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Il y a un an, la Ville de Montréal a rejeté 4,9 milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve. Au cours des prochaines semaines, la Ville de Québec fera de même avec 135 millions de litres.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Un an après le flushgate, l'opposition péquiste accuse le ministre de l'Environnement, David Heurtel, de n'avoir rien fait pour réduire les déversements d'eaux usées.

En octobre 2015, M. Heurtel s'était retrouvé au centre d'une controverse après l'annonce que des travaux d'entretien obligeraient la Ville de Montréal à rejeter des milliards de litres d'eaux d'égout directement dans le fleuve Saint-Laurent.

Alors que la Ville de Québec doit commencer mardi un déversement d'eaux usées, le porte-parole péquiste en matière d'environnement, Sylvain Gaudreault, a dénoncé l'inaction de M. Heurtel.

Dans une entrevue à La Presse canadienne, lundi, M. Gaudreault a noté que plusieurs municipalités québécoises ont continué à effectuer des rejets planifiés d'eaux usées au cours de la dernière année.

«Un an après le flushgate de Montréal, on est toujours au même point, a-t-il dit. On a un flushgate de la Ville de Québec et pendant ce temps-là, le Ministère, et le ministre en particulier n'ont pas pris les choses en main pour qu'on ait des pistes de solutions.»

Pourtant, a rappelé le député péquiste, plusieurs membres du gouvernement, dont le premier ministre Philippe Couillard, avaient exprimé leur préoccupation par rapport à la pratique des déversements, l'an dernier.

L'an dernier, l'opinion publique s'était indignée en découvrant que la Ville de Montréal s'apprêtait à rejeter huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve, une quantité qui a ensuite été diminuée à 4,9 milliards de litres.

Le gouvernement fédéral était notamment intervenu pour suspendre l'opération, avalisée par le gouvernement du Québec.

«Post-mortem»

En novembre, au moment du début du déversement de Montréal, M. Couillard avait souligné l'importance de «se réunir et tirer les leçons de cet événement-là». M. Heurtel avait quant à lui parlé de la nécessité d'un «post-mortem».

M. Gaudreault a affirmé mardi que les groupes environnementaux consultés ne rapportent rien de concret de la part du gouvernement depuis l'an dernier. Selon le PQ, il faut favoriser la transparence avec la création d'un registre qui répertorie les demandes d'autorisation des municipalités pour les rejets d'eaux usées et la publication d'un tableau des déversements par les ouvrages municipaux d'assainissement des eaux.

La Ville de Québec effectuera au cours des prochaines semaines un déversement de 135 millions de litres d'eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent. Les porte-parole municipaux ont expliqué que cette mesure a dû être prise afin d'exécuter des travaux sur les infrastructures de traitement des eaux.

Environ une centaine de municipalités québécoises rejettent leurs eaux d'égout sans traitement, a souligné M. Gaudreault.

Au cabinet de M. Heurtel, lundi, la porte-parole Émilie Simard a indiqué que depuis le déversement de Montréal, les municipalités qui ont eu à faire un déversement autorisé, en raison d'une réparation ou pour l'entretien du réseau, ont été «sensibilisées» à augmenter leur transparence et l'information à fournir au public.

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