Réduction des gaz à effet de serre: Couillard doute

En mission à Marrakech, au Maroc, pour la... (AFP, STEPHANE DE SAKUTIN)

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En mission à Marrakech, au Maroc, pour la COP22, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a dit que comme «tous les pays autour du monde», le Canada allait viser les 80 % de réduction de GES, à partir de l'année de référence 2005, conformément à l'accord de Paris signé en décembre 2015.

AFP, STEPHANE DE SAKUTIN

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
MARRAKECH, Maroc

Philippe Couillard doute que le Canada atteigne sa cible de réduction de 80 % des gaz à effet de serre (GES) d'ici à 2050.

Ottawa a confirmé qu'il s'alignait sur l'objectif de 80 % à l'instar d'autres pays comme les États-Unis, mais le premier ministre du Québec a estimé jeudi que ce sera particulièrement difficile.

L'opposition officielle péquiste a elle-même remis en question jeudi la capacité du gouvernement Couillard à réaliser ses engagements de diminution des GES.

En mission à Marrakech, au Maroc, pour la COP22, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a dit que comme «tous les pays autour du monde», le Canada allait viser les 80 % de réduction de GES, à partir de l'année de référence 2005, conformément à l'accord de Paris signé en décembre 2015.

«On doit avoir un plan à long terme, parce que nous savons qu'on doit faire plus», a-t-elle déclaré dans un point de presse à l'extérieur d'un pavillon de la COP22.

Non loin de là, Philippe Couillard a commenté la cible fédérale dans le bilan de sa mission, qu'il terminait aussi jeudi. «Il va falloir travailler très fort pour y arriver», a-t-il affirmé en laissant entendre que d'autres provinces tirent de la patte.

Ottawa a une grosse côte à remonter, selon lui, et il entend le démontrer au gouvernement Trudeau, mais il semble aussi lancer un message en faveur d'une aide fédérale plus forte au Québec.

«Nous, on est là pour collaborer avec le gouvernement fédéral, lui faire réaliser que le Québec a fait beaucoup et que ce qu'il reste à faire est particulièrement difficile, il faut qu'on tienne compte de ça», a dit le premier ministre.

Efforts des provinces

Même si c'est le gouvernement fédéral qui est signataire de l'accord de Paris, Ottawa doit tenir compte des efforts de chacune des provinces et chacun des territoires.

Le Canada avait déjà comme cible la réduction, d'ici à 2030, de 30 % des émissions de GES par rapport au niveau de 2005. Le gouvernement Trudeau a ainsi conservé l'objectif qu'avait élaboré le gouvernement Harper.

M. Couillard avait aussi toutefois douté de la possibilité d'atteindre cette cible plus tôt cette semaine.

Mercredi prochain, le premier ministre sera à Paris pour discuter avec le président François Hollande notamment des changements climatiques.

Les cibles du gouvernement Couillard en matière de réduction de GES ont elles-mêmes été contestées par l'opposition jeudi. Présent à la COP22, le porte-parole du Parti québécois en matière d'environnement, Sylvain Gaudreault, a soutenu que Québec va manquer son objectif de 2020, soit de réduire de 20 % les émissions de GES par rapport à 1990.

Il fait ainsi écho à Greenpeace Canada qui avait livré le même pronostic plus tôt cette semaine. Selon lui, le gouvernement libéral n'a pas mis assez de mesures en place pour atteindre sa cible et il faudra plus que la bourse du carbone.

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