Encore des millions de dollars pour la rivière Lorette

Trois fois au milieu des années 2000, la rivière... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

Trois fois au milieu des années 2000, la rivière Lorette est sortie de son lit en raison des pluies diluviennes qui ont causé d'importantes inondations. Des digues temporaires ont dû être installées.

Photothèque Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La rivière Lorette continue de coûter cher à la Ville de Québec.

Depuis le récent refus de la Cour suprême d'entendre le litige l'opposant à Équipements E.M.U., entreprise inondée trois fois au milieu des années 2000, la Ville a dû se résigner à reconnaître sa responsabilité pour les dommages subis en raison d'un réseau d'égout pluvial «inadéquat, insuffisant et désuet» dans le secteur des Méandres. 

Équipements E.M.U. a ainsi reçu les 2 millions $ qui lui avaient été accordés, conformément à la décision de la Cour d'appel, puis la Ville de Québec a décidé de régler à l'amiable de multiples causes pendantes. 

Cette semaine, le comité exécutif a autorisé le versement de 3,6 millions $ supplémentaires à deux regroupements de compagnies d'assurances à titre de dédommagements pour les dommages subis par l'eau après le débordement de la rivière Lorette du 26 septembre 2005. Il y a deux semaines, 545 000 $ avaient aussi été décaissés. 

La Ville est également en processus d'acquisition de deux motels du boulevard Wilfrid-Hamel dont les terrains sont requis pour la mise en place des mesures permanentes de protection contre les inondations de la rivière Lorette. Une promesse de vente pour un total de 900 000 $ a été signée par le propriétaire. C'est un peu moins que l'évaluation municipale, qui dépasse de peu le million de dollars. 

Recours collectifs

La transaction, soumise à plusieurs conditions, devrait se concrétiser au début de 2017. Il est envisagé de démolir les bâtiments et les dépendances par la suite. 

Toutes ces dépenses sont considérées «d'agglomération», si bien que les villes de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de--Desmaures en assumeront une partie. 

Enfin, la Ville de Québec a retenu les services du Groupe Altus pour se défendre des recours collectifs lancés contre elle après les inondations de la rivière Lorette. Le mandat, qui pourrait atteindre 70 000 $, en est un «d'expertise légale, de préparation et d'assistance à procès». 

Toutes ces procédures judiciaires et les millions qui sortent des coffres de l'agglomération de Québec «ne coûtent pas cher à L'Ancienne-Lorette», a réagi le maire de Québec, Régis Labeaume, laissant entendre que sa ville assume le gros de la facture. La ville centre éponge 93 % des dépenses alors que L'Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures se partagent les 7 % restants. 

«J'ai pas grand-chose à dire», a dans un premier temps commenté M. Labeaume, visiblement agacé par ces dépenses. «Et ça coûte pas cher à L'Ancienne-Lorette. Ils sont ben chanceux, a-t-il ajouté. Je pense que les défusions ont été très bonnes pour L'Ancienne-Lorette.»

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer