RCI: moins sévère mais encore «inacceptable», dit le maire de Stoneham

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Selon le maire Robert Miller, ce sont moins de la moitié des terrains lotis à Stoneham qui seront touchés par les assouplissements apportés au règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur l'eau potable de la Communauté métropolitaine de Québec.

En conférence de presse lundi, le maire Miller s'est réjoui des assouplissements tout en précisant qu'ils étaient loin d'être suffisants pour que sa municipalité et celle de Lac-Beauport abandonnent leurs démarches juridiques contre la Communauté métropolitaine dans ce dossier.

«Ce n'est pas la mer à boire, disons!» a-t-il affirmé au Soleil. «Le RCI contient encore des éléments inacceptables. Nous estimons toujours qu'il n'aurait jamais dû exister», a affirmé M. Miller.

Le maire estime que des 325 terrains lotis à Stoneham, moins de la moitié seront concernés par les assouplissements. «Il n'y en aura pas 160, alors ces assouplissements n'auront pas tant d'impact que ça.» En conférence de presse, il avait affirmé qu'ils ne toucheraient «que très peu de terrains lotis», car les règles demeuraient encore floues. 

Le retrait de l'exigence d'un réseau d'aqueduc et l'instauration d'un minimum de 1000 mètres carrés pour tous les futurs terrains ainsi que le maintien des exigences du RCI de 2010 pour les bâtiments accessoires figurent parmi les assouplissements bien accueillis par Stoneham.

«Il ne faut pas oublier non plus que les assouplissements amènent un prolongement jusqu'en octobre pour les demandes de permis de construction et une période de deux ans pour bâtir, alors que ce sont souvent des projets de vie qui ne se règlent pas en six mois. Il faut penser à l'arpenteur, à l'architecte, aux démarches auprès des autorités municipales. On met beaucoup de pression sur les gens!»

M. Miller affirme qu'on note déjà une hausse du nombre de demandes de permis et qu'il s'attend à ce que de 100 à 150 permis s'ajoutent d'ici la nouvelle date butoir.

Appel à Labeaume

Le maire de Stoneham a également invité une fois de plus son homologue de Québec, Régis Labeaume, à déchirer le RCI et à s'asseoir avec les élus de la banlieue nord pour négocier plutôt un consensus avec ses voisines.

«Régis Labeaume a choisi la voie de la confrontation, de l'exclusion de certains joueurs et c'est ce que je déplore. C'est pour cela qu'on demande toujours le retrait du RCI actuel. Il n'y a jamais eu de négociation avec M. Labeaume sur le sujet du lac Saint-Charles. On nous impose des mesures draconiennes [...] et, au passage, on inquiète des centaines de familles inutilement», a-t-il poursuivi.

M. Miller a ajouté que la déclaration de Régis Labeaume voulant qu'il n'allait pas appuyer les demandes de Stoneham et Lac-Beauport pour obtenir des fonds publics l'avait fait sourire. «Soudainement, M. Labeaume rompt avec l'idée de la protection de l'eau s'il n'appuie pas par exemple notre projet d'usine de traitement. Si on ne fait pas partie de ses admirateurs, il est prêt à sacrifier la qualité des cours d'eau pour nous faire sentir son mécontentement parce qu'on poursuit la Communauté métropolitaine? Ça n'a aucun sens!» conclut-il.

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