Anticosti: Couillard réfute les allégations de Pétrolia

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Philippe Couillard a soutenu que le gouvernement du Québec, partenaire financier du projet, s'est acquitté de toutes ses obligations.

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Munich

Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré mercredi qu'il n'a pas donné l'ordre de bloquer le projet d'exploration d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

M. Couillard a soutenu que le gouvernement du Québec, partenaire financier du projet, s'est acquitté de toutes ses obligations.

L'opérateur du projet, la société Pétrolia, a décidé de s'adresser aux tribunaux pour forcer une société d'État gouvernementale et un autre partenaire à verser le financement prévu dans les contrats.

Pétrolia, dont la requête en injonction était entendue mercredi, allègue que M. Couillard a donné l'ordre d'empêcher le projet d'aller de l'avant.

Le juge de la Cour supérieure du Québec Martin Castonguay a choisi de suspendre l'audience, mercredi en fin de journée, et d'accorder aux parties une dernière chance d'en arriver à un accord.

Pétrolia tente de contrer une tentative de repousser les travaux d'exploration au moins jusqu'en 2017, ce qui pourrait entraîner, selon l'entreprise, un nombre indéterminé de pertes d'emplois et compromettre l'avenir du projet.

L'avocat de Pétrolia, Marc-André Landry, a fait valoir lors de l'audience, mercredi, à Montréal, que son client était prêt à amorcer les travaux, mais que les autres partenaires dans le projet refusaient de mettre sur la table le financement promis de près de 13 millions $.

Pétrolia demande au tribunal une ordonnance qui forcerait Ressources Québec et Saint-Aubin à verser à Hydrocarbures Anticosti respectivement 7,26 millions $ et 5,55 millions $.

Hydrocarbures Anticosti est la société créée pour regrouper les actifs des différents partenaires du projet d'exploration.

Un avocat pour le gouvernement du Québec a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'un enjeu politique, mais plutôt d'un différend entre des partenaires d'affaires.

Urgence

Ressources Québec, une filiale d'Investissement Québec, estime qu'il n'y a pas d'urgence à y aller de dépenses publiques importantes cette année, pendant que le ministère des Ressources naturelles révise sa politique sur l'énergie et les hydrocarbures.

«À aucun moment, Ressources Québec n'a dit ne pas vouloir aller de l'avant avec le forage, a dit Marc-André Fabien. Ce que nous avons dit est qu'il est préférable d'attendre jusqu'en 2017, alors que nous en saurons plus sur les exigences du gouvernement.»

Le juge Castonguay n'a pas semblé acquiescer aux arguments de Me Fabien, laissant entendre que si les entreprises mettaient un frein à leurs projets dans l'attente de futures lois, l'économie du Québec ferait du surplace.

Toutes les parties prendront part à une réunion du conseil d'administration d'Hydrocarbures Anticosti, le 19 juillet. Si une entente n'est pas conclue lors de cette rencontre, le juge devrait rendre une décision deux jours plus tard.

Pétrolia a rappelé que M. Couillard a pris position à de nombreuses reprises contre le projet d'exploration qui a recours à la fracturation hydraulique, une méthode controversée.

Mardi, M. Couillard a d'ailleurs soutenu qu'il était «terrible» que les opérations de fracturation nécessitent l'utilisation de 30 millions de litres d'eau puisés notamment dans des rivières à saumons, une opération qui a pourtant reçu l'aval du ministère de l'Environnement.

En mission en Allemagne pour une deuxième journée, M. Couillard a réfuté, mercredi, les allégations de l'entreprise.

«C'est faux, mais encore une fois les tribunaux décideront, nous avons exécuté le contrat à la lettre», a-t-il dit.

Rappelant sa première sortie contre le projet, M. Couillard s'est défendu de lui nuire avec ses déclarations sur l'utilisation de l'eau des rivières de l'île.

«Moi je ne suis pas le promoteur du projet, à Paris d'ailleurs j'ai dit que je ne suis pas le promoteur du projet, je suis lié par contrat», a-t-il dit.

M. Couillard accuse le précédent gouvernement péquiste d'avoir associé l'État à ce projet dont les discussions ont été amorcées alors que les libéraux étaient au pouvoir.

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