Anacolor: des parents et des voisins inquiets

L'usine d'Anacolor, à Cap-Rouge... (Le Soleil, Yan Doublet)

Agrandir

L'usine d'Anacolor, à Cap-Rouge

Le Soleil, Yan Doublet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) «Ça m'inquiète, moi, d'exposer ma fille à ça [des odeurs de peinture provenant de l'usine Anacolor, à Cap-Rouge] pendant six ans. Ça n'arrive peut-être pas tous les jours, c'est peut-être juste une journée par semaine, mais c'est sûr que c'est pas bon», dit Simon (nom fictif), père d'une fille qui fréquente l'école primaire Marguerite-D'Youville, voisine de l'usine.

Lundi, Le Soleil révélait que l'usine d'Anacolor, située juste sous le tracel et qui fait de la peinture de pièces métalliques, émet des composés organiques volatils (COV) au-delà des normes permises. Le problème remonte à 2012, quand l'entreprise a augmenté sa capacité de production; les plaintes de citoyens se sont multipliées par la suite. Des améliorations aux cheminées réalisées en 2013 avaient donné espoir d'éliminer les odeurs, mais ce ne fut pas le cas : d'après des analyses de la qualité de l'air effectuées par le ministère de l'Environnement l'automne dernier, l'usine rejette toujours trop de solvants volatils (toluène, xylènes, MEK et MIBK) dans son environnement immédiat, qui est un quartier résidentiel. Les maux de tête et les irritations sont les symptômes les plus fréquents rapportés, quand il y en avait, par les citoyens.

Le problème est connu des habitants du coin, dont plusieurs ont contacté Le Soleil, hier, pour faire part de leurs inquiétudes et de leur exaspération. «Je passe souvent là, ça arrive fréquemment que ça sent. [...] Ce n'est pas juste une fois dans l'année, ça arrive à toutes les semaines», dit le père de famille, qui ajoute par ailleurs qu'à ses yeux, la direction de l'école est bien sensibilisée au dossier et le suit de près.

Une dame qui travaille à Plaza Provancher, un petit centre commercial situé juste à côté de l'école, a confirmé que les odeurs sont fréquentes et souvent fortes.

Notons que ces témoignages tranchent avec les déclarations de la commission scolaire des Découvreurs, qui disait la semaine dernière que les odeurs ne parviennent jusqu'à Marguerite-D'Youville qu'à de «très rares occasions» et qu'elles étaient «faibles».

Rappelons que la Direction régionale de la santé publique, dans ses correspondances avec le ministère de l'Environnement, a déploré l'an dernier ne pas avoir de données prises en continu sur une assez longue période (un mois) pour caractériser le risque, s'il y en a un, que ces émanations peuvent avoir pour la santé. À l'heure d'écrire ces lignes, la santé publique traitait encore nos demandes d'information.

«Dossier du ministère»

Par ailleurs, le conseiller municipal de Cap-Rouge, Laurent Proulx, a réagi en nous renvoyant au ministère de l'Environnement. À la question de savoir si la Ville de Québec avait une prise légale pour agir dans cette histoire, l'élu a indiqué que «la sécurité publique de l'arrondissement a fait tous les suivis nécessaires dans son champ de compétence mais c'est vraiment un dossier du ministère».

(Avec la collaboration de Valérie Gaudreau)

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer