La SEPAQ passe à l'énergie solaire

Sur l'île d'Anticosti, des panneaux solaires alimentent en... (Parc national d'Anticosti, SEPAQ)

Agrandir

Sur l'île d'Anticosti, des panneaux solaires alimentent en énergie le campement du site de Vauréal.

Parc national d'Anticosti, SEPAQ

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Geneviève Gélinas</p>
Geneviève Gélinas

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Gaspé) La SEPAQ passe en «économie d'énergie». D'ici quatre ans, la société d'État équipera de panneaux solaires 50 chalets et l'Auberge de montagne des Chic-Chocs. Elle réduira de 2 % la facture d'électricité de cinq gros consommateurs dont l'Aquarium du Québec. Ces deux mesures totalisent des investissements de plus de trois millions de dollars.

La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) a rendu public lundi son Plan d'action de développement durable 2016-2020.

Elle installera 20 kilowatts d'équipement solaire, dont 7,2 kW concentrés dans 24 panneaux à l'Auberge de montagne située dans la réserve faunique de Matane. Dans la plupart des chalets, le solaire remplacera le propane pour alimenter l'éclairage, le réfrigérateur et la cuisinière.

«On va construire des chalets mieux adaptés à la demande, plus petits, moins énergivores, avec du bois du Québec. Toute la chaîne d'approvisionnement est visée», ajoute la porte-parole de la SEPAQ, Élaine Ayotte.

Dans son plan, la société d'État identifie cinq gros consommateurs d'électricité : l'Aquarium du Québec, le Gîte du Mont-Albert, l'Auberge de la Station touristique Duchesnay, le Manoir Montmorency et le Musée d'histoire naturelle du parc national de Miguasha. D'ici 2020, elles devront dépenser 2 % moins d'électricité qu'en 2009-2010, au prorata de leur fréquentation.

L'Aquarium évalue comment optimiser ses systèmes d'économie d'énergie et prévoit y investir un million de dollars, indique Mme Ayotte. 

Le parc de la Gaspésie investit 400 000 $ au Gîte du Mont-Albert et au Centre de découverte. Entre autres, «on a changé des unités de chauffage. On a des briques thermiques qui emmagasinent la chaleur quand il y a moins de demande et qui la relâchent ensuite. De cette façon, on amenuise la pointe d'énergie», explique le directeur Pascal Lévesque.

L'économie se chiffrera en «dizaines de milliers de dollars», soit au moins 10 % à 15 % de la facture, prévoit le parc de la Gaspésie. L'auberge de la station touristique Duchesnay vient d'être équipée du même système de briques thermiques.

Réduire la ventilation

Au parc de Miguasha, le directeur Rémi Plourde explique que déjà, la ventilation a été ajustée pour «arrêter de chauffer le dehors» dans le musée gaspésien qui met en valeur un gisement de fossiles. «Avant, la ventilation partait à 7h le matin et s'arrêtait à 7h le soir [toute l'année]. Mais en plein hiver, on est quatre là-dedans. Maintenant, une heure le matin et une heure l'après-midi, c'est assez. Juste avec ces changements, on a économisé 12 000 $.»

Miguasha envisage aussi de se doter d'éclairage DEL et de contrôles qui allument les ampoules seulement quand un visiteur entre dans une pièce.

Le gros de ces investissements de la SEPAQ sont liés à une somme de 5 millions $ prévue au budget gouvernemental 2012 du ministre Bachand pour améliorer l'efficacité énergétique.

Le Plan d'action de la SEPAQ fixe plusieurs autres objectifs, dont la réduction de 15 % de la consommation d'essence de ses véhicules légers.

Trois autres maisons restaurées à l'île Bonaventure

Maison sur l'île Bonaventure... (Fournie par la SEPAQ) - image 3.0

Agrandir

Maison sur l'île Bonaventure

Fournie par la SEPAQ

(Percé) Le plan d'action de la SEPAQ inclut une bonne surprise pour l'île Bonaventure, en Gaspésie. Les maisons des familles Waught, Paget et Wall seront reconstruites ou restaurées d'ici deux ans. Il s'agit des trois derniers bâtiments que le parc de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé sauvera de la ruine, sur les 25 dont il est responsable. 

La maison Waught, encore en assez bon état, sera restaurée. Les maisons Paget et Wall seront «refaites à neuf selon les techniques anciennes. Elles sont trop pourries pour qu'on puisse les récupérer», indique Rémi Plourde, directeur du parc, qui fait partie du réseau de la SEPAQ.

La toute dernière, la maison Grant, sera laissée à l'abandon. «On a jugé que son impact architectural n'était pas très significatif», justifie M. Plourde. 

Les trois maisons s'ajouteront à la dizaine de bâtiments patrimoniaux qu'on peut déjà visiter sur l'île, notamment en effectuant la randonnée d'interprétation Dans les pas des insulaires.

Leur restauration coûtera «quelques centaines de milliers de dollars», dit M. Plourde, qui refuse de préciser la somme avant la fin du processus d'appel d'offres.

En parcourant le chemin du Roy, qui ceinture l'île, les visiteurs ont longtemps vu des maisons à l'abandon, bardeaux arrachés et fenêtres placardées. Depuis 2000, la SEPAQ a investi plus de 3 millions $ pour les sauver.

L'île Bonaventure comptait 172 personnes à l'apogée de son peuplement en 1831. Les derniers habitants ont été expropriés en 1971, lors de la création du parc.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer