Anticosti : les chambres de commerce veulent poursuivre l'exploration

La Fédération des chambres de commerce estime que... (La Presse, Ivanoh Demers)

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La Fédération des chambres de commerce estime que le rapport de la Commission géologique du Canada rendu public vendredi, qui vient contredire celui du gouvernement du Québec, impose une démarche pour avoir l'heure juste sur le potentiel d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

La Presse, Ivanoh Demers

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne
Montréal

La Fédération des chambres de commerce du Québec demande au gouvernement Couillard de laisser Pétrolia terminer son travail d'exploration du potentiel d'hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

La Fédération, qui s'est déjà prononcée en faveur de l'exploitation des hydrocarbures sur l'île, estime que le rapport de la Commission géologique du Canada rendu public vendredi, qui vient contredire celui du gouvernement du Québec, impose une démarche pour avoir l'heure juste sur ce potentiel.

La Commission - faisant partie du ministère fédéral des Ressources naturelles - en est venue à la conclusion que près de 80 % des hydrocarbures sur l'île sont du pétrole, le reste étant du gaz naturel, alors que l'évaluation stratégique environnementale du Québec en venait à la conclusion inverse, c'est-à-dire près de 80 % de gaz naturel et le reste étant du pétrole.

La présidente de la Fédération, Françoise Bertrand, fait valoir qu'on ne peut prendre de décision dans ce dossier sans connaître les faits.

«On a déjà l'équivalent de 12 prises qui ont été faites», a-t-elle expliqué en entrevue avec La Presse Canadienne.

«La compagnie Pétrolia attend l'autorisation pour une deuxième phase, donc on espère que ça va pouvoir se faire parce qu'il nous semble que les faits demeureront toujours la meilleure base pour prendre les décisions par la suite.»

«La vie est longue»

Bien que le premier ministre Philippe Couillard ait répété à plusieurs reprises qu'il s'oppose à l'exploitation des hydrocarbures sur Anticosti, Mme Bertrand estime que cela ne constitue pas une fin de non-recevoir définitive en soi.

«C'est ce qu'il a dit, c'est vrai. Madame Marois avait dit autrement... la vie est longue», s'est-elle contentée de répondre.

Par ailleurs, elle fait valoir que le Québec importe de 11 à 15 milliards $ de pétrole par année et que cette situation n'est pas près de changer.

«Tout en partageant l'objectif de diminuer l'impact sur les GES, on a encore besoin d'une grande utilisation de pétrole», a-t-elle rappelé.

«De penser qu'à l'intérieur de 10 ans, 15 ans, 20 ans même, on pourrait tomber à aucune importation, c'est difficile à imaginer, alors peut-être vaut-il mieux continuer de savoir exactement ce que réserve ce sous-sol.»

Selon elle, la conjoncture pourrait justifier une exploitation du pétrole en sol québécois, en autant que ce soit dans les meilleures pratiques de développement durable et que ce soit économiquement rentable.

Par ailleurs, elle ne voit pas d'objection additionnelle dans le fait que les citoyens de l'île d'Anticosti aient élu récemment un maire, John Pineault, qui a fait campagne contre l'exploitation des hydrocarbures sur l'île.

«Le maire c'est une chose; la population en général c'en est une autre, a-t-elle avancé. Si ce n'était qu'un maire ou un conseil de ville qui pouvait décider, on ne parlerait pas de la problématique et de la complexité qu'est l'acceptabilité sociale.»

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