La volte-face de TransCanada bien accueillie à Québec et à Lévis

Régis Labeaume a parlé d'un «changement d'approche drastique»... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Régis Labeaume a parlé d'un «changement d'approche drastique» chez TransCanada. Le maire de Québec a salué la décision de l'entreprise de se soumettre à la Loi sur la qualité de l'environnement du Québec, laquelle prévoit notamment la tenue d'une enquête du BAPE.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Les maires de Québec et de Lévis accueillent positivement le revirement de TransCanada, qui a accepté de se plier aux lois québécoises en environnement. La Ville de Lévis compte mettre la table dès la semaine prochaine en rendant public son mémoire.

«C'est une sacrée bonne nouvelle», s'est réjoui le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, en marge du conseil municipal lundi. Les dirigeants de la compagnie pétrolière se sont engagés auprès du gouvernement à déposer une étude d'impact de leur projet d'oléoduc Énergie Est avant le 6 juin.

«Ils s'aperçoivent à un moment donné que les communautés et les citoyens sont assez bien organisés et les questions qu'ils posent sont vraiment pointues», a commenté le maire.

Ce revirement fait en sorte que l'enquête actuelle du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) est suspendue. Qu'à cela ne tienne, comme la Ville de Lévis a déjà un mémoire de prêt, le maire a décidé de le rendre public au courant de la semaine prochaine. 

«Notre objectif, c'est que tout le monde y ait accès et on va voir ce qu'ils vont faire à partir de ce qu'on propose», a-t-il lancé. 

Gilles Lehouillier espère que ses exigences seront entendues, autant par les gouvernements provincial et fédéral que par la compagnie albertaine. «Quand t'as pas le contrôle, t'essaies de dire : ben voilà minimalement ce que j'exige.»

Et les exigences de la Ville de Lévis seront très axées sur la protection de ses sources d'eau. «Je veux être capable de peser sur un bouton s'il arrive quelque chose [une fuite de pétrole] et d'avoir de l'eau potable», a lancé le maire.

«La chose à faire»

À Québec, Régis Labeaume a parlé d'un «changement d'approche drastique» chez TransCanada. Le maire de la capitale a salué la décision de l'entreprise de se soumettre à la Loi sur la qualité de l'environnement du Québec, laquelle prévoit notamment la tenue d'une enquête du BAPE. «C'est ce qu'il fallait faire. Quand tu essaies d'être à côté, tu vas toujours te faire blâmer pour ça», a-t-il réagi. 

M. Labeaume a aussi souligné la mise sur pied d'une équipe d'experts qui a déjà travaillé dans la province pour épauler le vice-président de TransCanada au Québec, Louis Bergeron. «Moi, je pense que c'est toute la différence entre une équipe québécoise à la tête du projet plutôt qu'une équipe de Calgary. [...] Il est en train de rassembler l'équipe qui a fait l'oléoduc entre Lévis et Montréal. Ils connaissent la région, ils connaissent la mentalité québécoise.»

S'il voit le tout d'un bon oeil, M. Labeaume n'est pas certain que TransCanada pourra remonter la pente dans l'opinion publique. «On verra parce que le mal qui a été fait, c'est majeur», a-t-il dit. «Moi, je leur ai dit que j'espère qu'ils étaient bien payés, parce que c'est toute une job

Projet de 18 logements: Lévis recule

Réagissant à la grogne populaire, la Ville de Lévis retourne un promoteur à sa planche à dessin. Celui-ci voulait implanter un édifice de 18 logements sur la rue Saint-Georges, dans le quartier Saint-David. Trouvant le bâtiment trop imposant au milieu d'un quartier de maisons unifamiliales, de nombreux citoyens se sont fait entendre lors d'une assemblée. L'architecte citée au projet a également informé la Ville qu'elle n'avait jamais autorisé les plans. «Cette résolution-là est le meilleur exemple comme quoi il faut que les citoyens participent aux consultations», a indiqué le maire Gilles Lehouillier. Pour lui, la densification des quartiers existants à Lévis est inévitable, mais il dit vouloir s'assurer que la Ville soit sensible aux gabarits.

Hommage à Michel Auger

C'est la voix empreinte d'émotion que le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a rendu hommage à Michel Auger un de ses «mentors», lundi. Invité à venir signer le livre d'or de la Ville en février, M. Auger n'a pas pu s'y rendre et est décédé quelques jours plus tard. C'est son fils Sylvain Auger qui l'a fait pour lui à titre posthume. Né à Lévis, M. Auger est le fondateur du Groupe Autobus Auger, l'un des cinq plus importants transporteurs scolaires au Québec. Il a aussi contribué à créer la société de recyclage VIA et a fait partie du c. a. du comptoir alimentaire Le Grenier. «Il a été l'un des premiers hommes d'affaires à saisir l'importance du regroupement de la grande ville de Lévis, parce que lui travaillait sur des grands ensembles», a souligné M. Lehouillier.

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