Le lac Léman, une inspiration pour le lac Saint-Charles?

Régis Labeaume s'est entretenu avec la biologiste et... (Collaboration spéciale Valérie Gaudreau)

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Régis Labeaume s'est entretenu avec la biologiste et secrétaire générale de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman, Audrey Klein. Le lac suisse était en mauvais état dans les années 60, mais la CIPEL a pris les choses en main afin d'améliorer la situation. Ce redressement intéresse les responsables de la santé du lac Saint-Charles, principale source d'eau douce à Québec.

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(Lausanne) (Lausanne, Suisse) L'expérience du lac Léman inspire les responsables de la santé du lac Saint-Charles. La directrice de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), Mélanie Deslonchamps, se rendra à Lausanne en juin pour partager avec l'organisme qui a su renverser la vapeur au moment où le célèbre lac franco-suisse étouffait.

D'ici là, le maire de Québec, Régis Labeaume, qui a fait de la protection de la rivière et du lac Saint-Charles son cheval de bataille, a mis la table en s'entretenant jeudi matin avec la biologiste et secrétaire générale de la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL), Audrey Klein.

Cet organisme à la fois suisse et français a le mandat depuis 1963 «d'alerter les pouvoirs publics» et de surveiller l'état de santé du lac Léman. Un grand coup de barre a été donné dès les années 60 avec la construction de l'usine de traitement des eaux en 1964.

«On a senti la différence dès les années 70», a expliqué Mme Klein jeudi. Aujourd'hui, le lac Léman a repris du mieux, mais la situation nécessite une vigilance de tous les instants. «Le temps de renouvellement du lac est de 11ans», a-t-elle expliqué. Mais le plan d'eau où s'exerce une forte activité nautique et de pêche commerciale n'est pas entièrement reconstitué. Et ce n'est pas parce que les rejets ont été stoppés que la santé d'avant les années 60 est revenue, prévient en effet MmeKlein. Les micropolluants, par exemple, contenus dans les médicaments ou les cosmétiques sont le grand enjeu actuellement.

«Ce qu'on fait ici est ce qu'on veut atteindre comme objectif. On me dit qu'à l'époque, il y a eu des râleurs et des batailles politiques», a commenté Régis Labeaume, dans une pointe aux opposants au règlement récemment adopté pour freiner la construction à Stoneham, à Lac-Beauport, à Lac-Delage et à Sainte-Brigitte-de-Laval.

Source d'inspiration

Même si les défis restent pour avoir un lac Léman totalement en santé, l'expérience franco-suisse inspire pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord.

Deux continents, deux plans d'eau différents, mais la même menace : la pollution amenée par les eaux usées, les cyanobactéries qui se nourrissent de phosphate et d'azote, les craintes pour l'eau potable. Autant de sujets qu'aborderont Mme Klein et la directrice générale de l'APEL, Mélanie Deslongchamps. À la mi-juin, la Québécoise viendra voir l'expérience suisse de près.

Jointe jeudi, Mme Deslongchamps s'est dite «heureuse» que M. Labeaume ait rencontré la CIPEL à l'occasion de sa mission d'une semaine à Lausanne qui avait comme premier objectif les Jeux olympiques. «La CIPEL est organisme reconnu en Europe qui nous inspire dans la réalisation de notre mission», a-t-elle dit.

«L'objectif de rencontrer la CIPEL, c'est qu'ils ont une longueur d'avance sur nous. Les problèmes sont arrivés avant nous en raison de la densité de l'occupation du territoire. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux», a conclu Mme Deslongchamps.

Lutter contre les médicaments dans les toilettes

Les gens de Québec seront bientôt davantage sensibilisés à la pollution par les médicaments qu'ils jettent dans les toilettes. «Ça fait longtemps que je veux le faire. En revenant, je vais m'asseoir avec les compagnies pharmaceutiques et je vais voir avec elles comment on peut convaincre la population de retourner leurs médicaments non utilisés dans les pharmacies», a annoncé jeudi de Lausanne le maire Régis Labeaume. «Je regarde dans mon environnement et je ne connais personne qui retourne ses médicaments dans les pharmacies», a-t-il évalué. «Nos usines filtrent 80 %, mais il en reste 20 %.» Mais ne s'agit-il pas davantage du rôle du gouvernement ou d'organismes provinciaux? «Oui, mais on va le faire à Québec», a dit M.Labeaume, évoquant une campagne de sensibilisation avant tout régionale. «Je veux m'impliquer là-dedans. Je veux commencer tout de suite.» 

LU

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«Slurp, nourrissez les poubelles!» écrit sur les réceptacles de Lausanne où l'ouverture des poubelles représente un sympathique monstre aux grandes dents et à la langue sortie. La Ville de Lausanne a décoré 200de ses poubelles ainsi en mai 2014. Un article du journal Le Matin indique que cette image insolite devait durer jusqu'en septembre de cette même année. Comme elles sont toujours là deux ans plus tard, soit les Lausannois les ont adoptées, soit les poubelles ont vraiment encore faim!

VU

Un nombre surprenant de citoyens de Lausanne en trottinette. Et pas seulement les enfants, les adultes aussi. On les a surtout vus dans le secteur du port - l'un des rares endroits plats de cette ville tout en pente? Chose certaine, notre impression tenace depuis le début de la semaine a été confirmée tôt jeudi matin alors qu'au même moment dans notre champ de vision on pouvait apercevoir une femme dévaler une rue pentue pendant que passait quelques mètres plus loin un amateur de trottinette... en veston-cravate.

ENTENDU

Régis Labeaume commenter en ne commentant pas la présence d'un carrousel au port d'Ouchy. «Non, ça va aller!» a-t-il lancé quand Le Soleil lui a fait remarquer le manège semblable à celui dont il a déjà rêvé pour Québec. Après un séjour à Bordeaux en 2010, le maire était revenu emballé par l'idée d'installer un carrousel conçu par un certain Monsieur Caramel, projet qui ne s'est jamais concrétisé et qui a souvent été l'objet de moqueries. Le carrousel au bord du lac Léman était recouvert d'une toile au moment de notre passage jeudi. «Il est fermé, et c'est très bien comme ça», a tranché M. Labeaume.

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