Lévis aura des solutions chiffrées pour TransCanada

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(Québec) Toujours contre le projet d'oléoduc Énergie Est tel qu'il a été présenté, la Ville de Lévis est toutefois prête à proposer des solutions chiffrées à TransCanada.

Adoptées par le conseil municipal lundi soir, ces solutions font partie d'un mémoire qui sera rendu public lors de la reprise des audiences du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE), dans la semaine du 25 avril. 

Le maire Gilles Lehouillier, qui défendra le mémoire lui-même, affirme que son équipe a travaillé fort pour arriver avec «beaucoup de propositions». «Je me dis que si on veut influencer le moindrement la décision, il faut être proactifs et proposer des choses. Sinon, on peut se faire imposer quelque chose», a-t-il indiqué.

M. Lehouillier rappelle que légalement, ni les villes que l'oléoduc traverserait ni le gouvernement du Québec ne pourraient empêcher le projet. «Si, demain matin, le gouvernement fédéral donne son aval au projet, ça procède. Nous, on veut au moins indiquer : voici minimalement ce qui doit être fait par TransCanada pour protéger nos sources d'eau potable», explique le maire.

Mille camions

Pour illustrer son propos, le maire a fait faire un premier calcul. Lors des audiences du BAPE, TransCanada a indiqué que si la prise d'eau de la ville située sur la rivière Chaudière était souillée par un déversement de pétrole, elle s'engageait à fournir aux citoyens de l'eau embouteillée, tandis que des camions-citernes alimenteraient l'usine de traitement d'eau de Charny. 

Selon M. Lehouillier, cette solution n'est que «de la poudre aux yeux», parce qu'il faudrait que 1000 camions déversent leur chargement chaque jour à l'usine d'eau pour fournir les 50 000 personnes qui s'y abreuvent. «Ils en ont pas de plan d'urgence pour l'eau potable», se désole-t-il. 

La Ville de Lévis se montre toutefois prête à s'asseoir avec TransCanada après les audiences du BAPE pour «négocier» différentes propositions.

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) doit aussi déposer un mémoire, qui portera sur des considérations plus larges. «On a laissé les villes aller plus dans le détail», explique M. Lehouillier. 

Il réitère que Régis Labeaume et lui sont sur la même longueur d'onde concernant Énergie Est, car tous deux souhaitent protéger leurs sources d'eau potable. «C'est la même bataille qu'on mène.»

Lévis ouverte à une expo agricole

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, serait ouvert à présenter une exposition agricole provinciale sur son territoire si la demande lui était faite. «On dirait pas non à un événement comme ça. Si jamais on nous présente quelque chose, on va l'analyser», a-t-il lancé, en réaction à l'abandon de la finale 2016 par la Société d'agriculture de Montmagny. Les difficultés financières et le faible achalandage ont influencé leur décision. «C'est une belle exposition, je pense, et c'est malheureux que ça disparaisse du décor», a commenté le maire Lehouillier. 

La future mosquée fait réagir

Deux citoyens ont profité de la période de questions du conseil municipal de Lévis pour exprimer des craintes au sujet d'un lieu de prière musulman qui doit ouvrir ses portes en mai. Située au 71, avenue Bégin, dans le Vieux-Lévis, la première mosquée en sol lévisien pourrait perturber l'ambiance «familiale» et «festive» de l'avenue Bégin, a réagi une citoyenne. Un homme a dit craindre que la mosquée ne veuille se doter d'un haut-parleur qui diffuserait des prières dans la rue. Le maire a cherché à rassurer les deux citoyens en indiquant que la Ville ne pouvait discriminer les demandes qui lui sont faites en fonction de la religion et que dans l'éventualité où il y aurait une «nuisance sonore», le règlement de la Ville s'appliquerait.

La police de Lévis tient au programme PAIR

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, s'est engagé lundi à soutenir ses policiers en détresse, peu importe les moyens qui seront mis de l'avant. Il réagissait à un article du Journal de Québec, qui révélait que huit policiers viennent de démissionner du programme PAIR, mis en place il y a un an, qui sert à parrainer les recrues et à fournir de l'aide aux policiers qui vivent des événements traumatisants. Selon le syndicat, les policiers ont démissionné entre autres parce que les patrouilleurs impliqués dans une fusillade à la mi-mars n'ont pu se confier à leurs parrains. Yves Després, directeur du Service de police de Lévis par intérim, et M. Lehouillier disent ne jamais avoir été mis au parfum de la situation. Le maire a tenu à lancer un message aux policiers. «Au lieu de passer par les médias, qu'ils appellent donc notre chef. Ce serait pas mal plus simple et pas mal plus facile.»  

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