La «saga des poubelles» fait bondir les plaintes à l'ombudsman de Québec

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Dans son rapport, l'ombudsman de Québec confirme que l'augmentation des plainte en environnement est principalement le résultat des modifications apportées par la Ville aux modalités de collecte des matières résiduelles et recyclables au printemps 2015.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) La réforme ratée de la collecte des ordures et des matières recyclables au centre-ville de Québec n'a pas seulement fait couler de l'encre dans les médias, elle a aussi fait bondir le nombre de plaintes en matière d'environnement au bureau de l'ombudsman de la Ville de Québec.

Dans le rapport annuel 2015 du bureau de l'ombudsman, l'environnement est en effet passé au deuxième rang des catégories de plaintes, derrière la catégorie «zonage et urbanisme» qui figure toujours en première place année après année.

Le nombre de plaintes en matière d'environnement a en effet presque doublé, de 14 qu'il était en 2014 pour atteindre 27 en 2015, soit près de 12 % du total des 233 plaintes reçues durant l'année. C'est trois fois le nombre de plaintes reçues en cette matière pour l'année 2012 en entier.

Réforme

Dans son rapport, l'ombudsman confirme que cette augmentation est principalement le résultat des modifications apportées par la Ville aux modalités de collecte des matières résiduelles et recyclables au printemps 2015.

C'est d'ailleurs l'arrondissement La Cité-Limoilou, où devait s'appliquer la réforme, qui a acheminé, et de loin, le plus de plaintes à l'ombudsman. On en comptait 81, dont près de 19 % concernaient les dossiers environnementaux.

Annoncée au début du mois d'avril 2015, la fameuse réforme devait entre autres sonner la fin de l'utilisation des fameux bacs bleus au profit d'un retour aux sacs de plastique en plus de repousser la collecte au soir avec l'obligation de mettre les ordures au chemin entre 17h et 19h.

Annulées

Ces mesures qui devaient permettre à la Ville d'économiser plus de 2,5 millions $ ont toutefois soulevé un tollé de protestations, notamment une pétition signée par 2400 personnes. À la suite de ces réactions, le maire Régis Labeaume avait même décidé de se faire éboueur d'un jour afin d'aller vivre lui-même la réalité de la collecte.

Au bout du compte, le maire avait admis que la Ville avait «oublié les humains» dans ce dossier et fait volte-face à la fin du mois de mai. Le conseil municipal avait ainsi annulé toutes les mesures de la réforme, notamment l'obligation d'utiliser le fameux rouleau de sacs de recyclage en plastique distribué gratuitement dans les quartiers centraux.

Le fait que la Ville ait modifié de nouveau les modalités de collecte dans les jours suivant la réception des plaintes de citoyens a d'ailleurs fait que celles-ci se sont réglées sans nécessiter en fin de compte l'intervention du bureau de l'ombudsman.

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