Les rivières de la région de Québec menacent peu

La municipalité de Beauceville, durement affectée par les caprices... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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La municipalité de Beauceville, durement affectée par les caprices de la rivière Chaudière en février (photo), affirme sans hésiter qu'il n'y en aura pas de seconde inondation.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les riverains de la grande région de Québec touchent du bois. Pour l'instant, la crue printanière se déroule selon un scénario quasi parfait. Même à Beauceville, où le centre-ville a été durement touché par une inondation en février, la municipalité affirme sans hésiter «qu'il n'y en aura pas une deuxième».

L'embâcle de sept kilomètres qui s'était formé sur la rivière Chaudière, menaçant notamment résidents et commerçants du boulevard Renault, a complètement disparu à Beauceville. «Il n'y a plus rien. Tout le secteur est à l'eau libre. Le pire est passé et on peut s'avancer à dire que le meilleur est à venir», a expliqué Félix Nunez, directeur général de la municipalité. «On y a quand même goûté en février. Maintenant on oublie ça, il n'y en aura pas une deuxième.»

Au passage du Soleil en février, 48 heures après le débordement qui a forcé l'évacuation d'environ 200 personnes, plusieurs citoyens, bien qu'habitués à vivre ce genre de situation, craignaient une seconde inondation dans la même année. D'autant plus que l'imposant embâcle n'avait pas bougé d'un iota malgré le coup d'eau.

Or Dame Nature est de leur côté cette année. Le temps ensoleillé et la température froide la nuit permettent actuellement une fonte en douceur. Le couvert de glace fond et change de texture lentement en journée, alors que le ruissellement est modéré durant la nuit grâce au mercure maintenu près du point de congélation.

«Il va y en avoir»

La Sécurité civile tenait à peu près le même discours que M. Nunez, lundi, à la différence qu'elle ne pouvait écarter tout risque d'inondation pour l'ensemble des municipalités riveraines. «C'est très beau présentement. On est loin de s'inquiéter», a dit d'entrée de jeu la porte-parole France-Sylvie Loiselle.

Cette dernière convient que la météo donne présentement une chance à tous ceux qui résident dans une zone inondable. «Il ne fait pas si chaud que ça, alors ça ralentit beaucoup le système. Les endroits où il y a des embâcles, ça se dégrade tranquillement, la qualité [épaisseur] de la glace diminue beaucoup. Ça va mieux se défaire.»

Mais le risque zéro n'existe pas, a-t-elle rappelé, appelant les citoyens à demeurer en contact avec leur municipalité et à rester à l'affût. «C'est sûr qu'on est en période de crue printanière. [...] C'est sûr qu'il va y en avoir [des inondations]. C'est certain qu'il va y avoir des hausses de niveau. Il y a un restant de fonte à prévoir et des précipitations», a-t-elle énuméré.

Elle note des différences entre les rives nord et sud du Saint-Laurent. Si plusieurs secteurs sont dégagés dans la Chaudière-Appalaches, «c'est encore l'hiver» dans d'autres endroits, comme Portneuf.

Saint-Raymond, qui a souvent vécu les caprices de la rivière Sainte-Anne, a pris plusieurs mesures après d'importants coups d'eau survenus en 2012 et 2014. Une pelle mécanique et un véhicule amphibien combinent leurs efforts pour dégager les glaces.

Les 20 millimètres de pluie prévus lundi et mardi ainsi que la fonte des prochains jours demeurent un facteur à surveiller. «On va voir comment ça va réagir», a conclu Mme Loiselle.

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