Les rapports de la CMQ écorchent Énergie Est

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(Québec) La Communauté métropolitaine de Québec a dévoilé mercredi les huit rapports sur le projet Énergie Est, et le futur pipeline en prend pour son rhume. Ces documents, signés par des chercheurs de l'INRS-ETE et de l'Université Laval, identifient plusieurs «lacunes» dans les scénarios de déversement et de récupération de TransCanada, certains les qualifiant même de «réducteurs» et d'«optimistes».

Spécialiste de l'écoulement des eaux à l'INRS, Yves Secretan a modélisé plusieurs déversements dans des rivières de la région. Selon son rapport, qui porte sur les risques pour le fleuve, le va-et-vient des polluants à cause des marées à la hauteur de Québec rend leur trajectoire difficile à prédire, mais il atteint des niveaux de pollution alarmants - entre 10 et 1000 fois les normes pour les eaux de cale - aux deux prises d'eau de Lévis en cas d'accident dans la Chaudière, et même pour celle de Cap-Rouge.

En outre, le scénario du pire présenté par TransCanada, qui aurait lieu sur la rivière Etchemin d'après les calculs de la compagnie, lui apparaît trop optimistes. Son collègue de l'INRS Michel Leclerc en vient à la même conclusion dans un rapport sur la «pérennité des ressources en eau de surface».

Les autres experts ont également noté, entre autres, que les plans de TransCanada ne tenaient pas bien compte de l'écoulement des eaux souterraines dans la région de Québec, et que des améliorations pourraient être apportées sur les traversées de milieux humides.

Notons que Le Soleil n'a pas pu s'entretenir avec les auteurs des rapports parce que la CMQ leur a demandé de diriger vers elle toutes les demandes médiatiques et que les documents ont été rendus publics en toute fin d'après-midi.

Accueil favorable

TransCanada n'a pas tardé à réagir à ces rapports, disant mercredi soir «accueillir favorablement» leurs questions «légitimes».

«Bien sûr, nous sommes conscients que nous devons poursuivre notre travail de terrain afin de répondre à toutes les questions et nous serons au rendez-vous. [...] Je tiens à vous dire que nous sommes d'accord que nos plans de préparation aux urgences doivent être élaborés avec les municipalités et prendre en considération les réalités locales telles que les marées, la présence des glaces ainsi que les prises d'eau, et nous allons en faire la démonstration. Nous allons prendre le temps de lire les huit rapports et nous nous engageons à répondre à chacune des questions et des préoccupations», a déclaré Louis Bergeron, vice-président d'Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Silence à la CMQ

Les élus de la Communauté métropolitaine ne commenteront pas les rapports avant qu'ils ne rendent publique leur position en avril lors des audiences du BAPE sur le projet d'oléoduc. Au cabinet du maire de Québec et président de la CMQ, Régis Labeaume, l'attaché de presse Paul-Christian Nolin a qualifié de «guides» ces rapports commandés en juillet. «Ils nous servent de référence», a-t-il ajouté, ne s'avançant pas à savoir si la CMQ fera sienne la position des experts sur les différentes implications sécuritaire, environnementale ou économique du projet Énergie Est.

Le conseil de la CMQ avait alors adopté une résolution convenant «d'ententes contractuelles avec chacun de ces experts pour un montant maximal [global, NDLR] de 75 000 $».

Avec la collaboration de Valérie Gaudreau

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