BAPE: l'idée d'un port d'exportation pétrolière au Québec refait surface

En avril, TransCanada avait déjà indiqué qu'elle renonçait... (Photothèque Le Soleil)

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En avril, TransCanada avait déjà indiqué qu'elle renonçait à son projet de terminal maritime et de réservoirs de stockage de pétrole à proximité du port de Gros Cacouna, une zone du Bas-Saint-Laurent fréquentée par des bélugas de l'estuaire du Saint-Laurent.

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(Québec) L'idée d'un terminal pétrolier à Cacouna, en pleine «pouponnière» de bélugas, est morte et enterrée, mais celle d'un port d'exportation pétrolière quelque part au Québec pourrait renaître de ses cendres, a-t-on appris jeudi après-midi, lors des audiences du BAPE sur le projet de pipeline Énergie Est.

La question a été soulevée par le militant écologiste Steven Guilbeault, de l'organisme Équiterre, qui a fait remarquer que des documents déposés au BAPE par TransCanada, l'entreprise derrière le futur pipeline, évoquent explicitement la possibilité d'exporter du brut à partir du Québec.

Dans un document sur les «questions commerciales», en effet, le promoteur indique qu'avant l'abandon du terminal de Cacouna, des contrats avaient déjà été signés avec des pétrolières pour expédier à partir du Bas-du-Fleuve. Beaucoup de ces ententes ont été changées, mais, lit-on dans le document, «un volume total de 42 900 m3/j (270 000 barils/jour) demeure visé par contrat aux termes des conventions de services de transport de base inchangées. Des pourparlers avec les expéditeurs touchés se poursuivent relativement au traitement de ces volumes. Les parties envisagent actuellement les options suivantes : a) le développement futur d'un projet en vue de la livraison à des installations maritimes au Québec, projet qui ferait l'objet d'une demande distincte, et b) le choix du point de livraison de Saint John».

Aux questions de M. Guilbeault, le porte-parole d'Énergie Est, Louis Bergeron, a reconnu qu'il restait toujours pour 270 000 barils par jour à rediriger et qu'il existe toujours «un désir de la part des producteurs [de pétrole de l'Ouest, NDLR] d'avoir accès à un port pétrolier au Québec».

«Mais, a précisé M. Bergeron, le projet Énergie Est tel qu'il est présentement et tel qu'il a été soumis à l'Office national de l'énergie (ONE) au mois de décembre dernier ne comprend pas de port au Québec. Alors la situation, c'est que si un jour, dans 5, 10 ou 15 ans, il y a un site qui est identifié et que les expéditeurs désirent toujours qu'on poursuive un projet pour avoir un port au Québec, nous devrons faire une nouvelle application à l'ONE. Mais Énergie Est, dans sa forme actuelle, ne comprend pas de port.»

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