Protection des sources d'eau: Labeaume doit regarder dans sa cour, dit l'opposition

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Le conseiller Yvon Bussières

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(Québec) Même si l'opposition à l'hôtel de ville salue le règlement de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) pour freiner la construction dans la couronne nord, le conseiller Yvon Bussières estime que la Ville de Québec devrait se regarder davantage avant de faire la leçon aux autres sur la protection des prises d'eau potable.

«Avant d'enlever la paille dans l'oeil du voisin, il faut peut-être enlever la poutre dans notre propre oeil», a illustré l'élu de Démocratie Québec.

En conférence de presse au lendemain de l'adoption du règlement touchant Stoneham, Lac-Beauport, Lac-Delage et Sainte-Brigitte-de-Laval, M. Bussières a dit mal s'expliquer pourquoi la Ville de Québec a autorisé, depuis 2011, 727 constructions dans le bassin versant de la rivière Nelson dans le secteur Val-Bélair, notamment.

Les experts, a-t-il dit, sonnent pourtant l'alarme depuis longtemps sur la dégradation du lac Saint-Charles.

La CMQ avait d'ailleurs adopté un premier règlement de contrôle en 2010. 

Devant les journalistes, il s'est questionné sur le soudain intérêt du maire de Québec, Régis Labeaume, de faire de la protection des sources d'eau une priorité alors que, selon lui, la Ville de Québec s'est traîné les pieds depuis cinq ans.

«Qu'est-ce qui s'est fait depuis 2010? Peut-être que sa priorité, c'était l'amphithéâtre et que l'urgence n'était peut-être pas de lutter contre la dégradation du lac Saint-Charles», a dit l'élu de Démocratie Québec à propos du maire.

L'administration Labeaume devrait rapidement agir pour contrer les polluants des sources d'eau sur son propre territoire, dit-il.

«On a des pouvoirs comme élus à la Ville de Québec et on devrait agir pour diminuer toute source de contamination sur notre territoire et être un modèle d'action par rapport aux autres municipalités.»

Et comment? Par différents programmes et initiatives, a répondu M. Bussières. Le tout dans le but, a-t-il dit, d'agir rapidement alors que les résultats du règlement touchant la couronne nord ne seront mesurables que dans plusieurs années. Ces nouvelles normes votées mardi prévoient l'interdiction de construire dans des montagnes avec 15 % de pente et plus. Chaque nouvelle construction devra aussi être raccordée aux égouts municipaux pour éliminer les fosses septiques dans l'avenir. 

«Immédiatement, on peut amener une réglementation pour commencer à décontaminer, que ce soit auprès des terrains de golf, des fosses qui ne sont pas correctes», a poursuivi M. Bussières concernant des résidences sur le territoire de la Ville de Québec.

Questionné en marge d'une annonce sur le transport en commun mercredi en après-midi, le maire Régis Labeaume a répliqué à Yvon Bussières en tirant sur le messager. «C'est leur travail de m'accuser. Ils sont payés pour m'accuser. Moi, je suis payé pour régler le dossier», a-t-il tranché.  

Avec Annie Morin 

Objectif membership pour Bussières

Nommé chef intérimaire de Démocratie Québec, Yvon Bussières se donne comme mission de faire bondir le nombre de membres au sein du parti d'opposition d'ici à l'élection d'un ou une nouvelle chef. Une course à laquelle risquent bien de participer ses deux collègues, Anne Guérette et Paul Shoiry.

«Mon objectif sera la mobilisation des membres. Le membership était très élevé lors de la dernière élection», a dit M. Bussières en commentant sa nomination annoncée vendredi.

«Même mes fils n'ont pas renouvelé leur carte», a-t-il lancé dans un éclat de rire.

Le vétéran politicien a remplacé Benoit Gingras, qui a quitté la direction du parti le 10 février. Ce dernier, un avocat, a annoncé vouloir se concentrer sur ses activités professionnelles. 

Démocratie Québec compte environ 400 membres, un nombre que la formation souhaite doubler.

M. Bussières se dit aussi confiant pour les finances du parti en prévision des élections générale du 5 novembre 2017.

«J'aime mieux qu'on ait peu à beaucoup de monde que beaucoup à peu de monde. C'est du financement populaire», a-t-il dit.

Mais d'ici la fin de l'année, Démocratie Québec aura une nouvelle personne à sa tête, futur candidat ou candidate à la mairie contre Régis Labeaume. 

Une situation particulière

Les mises en candidature pour la direction du parti commenceront le 19 septembre et se termineront le 27 octobre. Les membres voteront le 3 décembre. Près de trois mois pendant lesquels deux élus de l'opposition sur trois pourraient se retrouver en campagne, créant une situation particulière pour M. Bussières.

Anne Guérette a déjà fait part de ses intentions et Paul Shoiry a aussi laissé entendre qu'il pourrait plonger. Mais le troisième élu de Démocratie Québec ne s'en formalise pas.

«Je me sens très libre face aux deux. Je ne prends parti ni pour un, ni pour l'autre. Je dois tenir l'unité dans le parti et même il y aura peut-être plus que deux candidatures», a dit M. Bussières.

Une perspective qu'il verrait d'un bon oeil. «Ça augure bien, je pense qu'on aura des gens intéressés à se présenter», a-t-il avancé, précisant qu'il n'est pas impliqué dans ce processus. Il laisse cette tâche au président du parti, Denis L'Anglais.

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