Le règlement sur l'eau potable mal reçu à Sainte-Brigitte-de-Laval

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Quelque 110 citoyens s'étaient réunis mercredi soir pour la première de quatre rencontres d'information sur le règlement sur la protection des sources d'eau potable, mercredi soir, à Sainte-Brigitte-de-Laval.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le règlement sur la protection des sources d'eau potable ne passe pas chez les citoyens de Sainte-Brigitte-de-Laval, du moins pas chez les quelque 110 réunis mercredi soir pour la première de quatre rencontres d'information sur le sujet. «C'est 10 ans de ma vie que j'ai investi là-dedans», s'indigne Rémi Pelletier qui, comme plusieurs autres, envisage de faire appel aux tribunaux pour faire entendre ses droits.

M. Pelletier et son conjoint, Steve Chabot, ont acheté un terrain à Sainte-Brigitte-de-Laval en avril 2015 dans le but de s'y construire une maison. À l'époque, se souviennent-ils, il n'a jamais été question d'un éventuel changement de réglementation pouvant faire obstacle à leur projet.

Même revendication de la part de Joannie Laberge et d'Olivier Thibault, qui ont fait l'acquisition d'un terrain à Sainte-Brigitte-de-Laval en 2013. «On savait qu'il allait y avoir un moratoire prochainement, mais il n'a jamais été question de Sainte-Brigitte-de-Laval avant décembre dernier», tonne M. Thibault. 

Tous les quatre n'en reviennent pas de la manière avec laquelle la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval a géré la question de la protection des sources d'eau potable. «Ils ont fait ça à huit clos, il n'y a pas eu de consultation» publique, déplore Rémi Pelletier.

Présenté mardi, le règlement de contrôle intérimaire pour la protection des sources d'eau des rivières Saint-Charles et Montmorency prévoit notamment l'interdiction de construire dans les montagnes aux pentes de 15 % de dénivellation et plus à Stoneham, à Lac-Beauport, à Lac-Delage et à Sainte-Brigitte-de-Laval. Aussi, il obligera les futures maisons à être raccordées aux égouts. Certaines installations de fosses septiques pourraient encore être permises, mais sous de sévères conditions.

C'est là où le bât blesse pour les couples Pelletier-Chabot et Laberge-Thibault, dont les terrains sont situés dans des secteurs de la ville où le raccordement au réseau d'égouts n'est pas possible. 

Joannie Laberge raconte que n'ayant pas les moyens de s'acheter une propriété «en ville», son conjoint et elle ont choisi Sainte-Brigitte-de-Laval pour construire la maison où grandirait leur garçon, aujourd'hui âgé de deux ans. 

Avant qu'ils apprennent la teneur du nouveau règlement, ils avaient prévu entamer la construction au printemps 2016. N'ayant pas renouvelé le bail de leur appartement actuel, «on ne sait même pas où on va vivre» cet été, dit Mme Laberge. Et les propos du maire Régis Labeaume, ayant mentionné que «si des familles ont déjà acheté un terrain, on n'est pas fous, on ne les mettra pas à la rue», ne semble pas la rassurer. «On n'espère pas beaucoup du cas par cas», faisant référence aux possibles exemptions au règlement. «On a une rivière sur notre terrain. On ne sera pas desservi par le réseau d'égouts.»

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Plusieurs citoyens de Sainte-Brigitte-de-Laval ont exprimé clairement leur désaccord à leur mairesse, Wanita Daniele.

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Recours aux tribunaux

Le terrain de Joannie Laberge et d'Olivier Thibault représente un investissement de 130 000 $. Si le nouveau règlement les empêche de s'y construire, ils réclameront un dédommagement complet à la Ville et songeront à la poursuite. «C'est sûr que ça va monter en Cour fédérale. C'est le droit à la propriété», soutient Mme Laberge.

Du côté des Pelletier-Chabot, «on essaie de trouver des alliés» afin de monter un recours contre la Ville. D'ailleurs, à la fin de la séance d'information, Le Soleil a été témoin de plusieurs regroupements de citoyens mécontents, dont quelques-uns semblaient vouloir s'unir dans le but avoué d'avoir une force de frappe plus grande auprès des autorités.

Trois autres rencontres publiques auront lieu : jeudi à Lac-Beauport, samedi à Lac-Delage et à Stoneham-et-Tewkesbury.

Le règlement sera soumis au vote à la prochaine séance de la Communauté métropolitaine de Québec mardi puis, s'il est adopté, le ministère des Affaires municipales aura 60 jours pour l'approuver.  

Avec Valérie Gaudreau

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