«Réfugiés climatiques» au Concorde

En pleine semaine de relâche, plusieurs fêtards ont... (Photothèque Le Soleil, Érick Labbé)

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En pleine semaine de relâche, plusieurs fêtards ont été pris au dépourvu par la force des éléments et se sont échoués dans le hall du Concorde, en plein milieu de la nuit.

Photothèque Le Soleil, Érick Labbé

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(Québec) La sortie des bars de la Grande Allée, en pleine tempête, dans la nuit de mardi à mercredi, a causé quelques maux de tête au personnel de l'hôtel Le Concorde, surpris par le débarquement intempestif de jeunes «réfugiés climatiques».

En pleine semaine de relâche, plusieurs fêtards ont été pris au dépourvu par la force des éléments et se sont échoués dans le hall de l'établissement, en plein milieu de la nuit. «Ç'a commencé à arriver à 2h30. Ils étaient une bonne trentaine», commente la réceptionniste de l'hôtel.

Le gardien de sécurité en a eu un peu plein les bras, ajoute-t-elle. «Ç'a été dur à gérer. C'était in and out, ça rentrait, ça sortait. Et ce n'est pas tout le monde qui était à jeun...»

Coincés dans des rues rendues presque impraticables par l'accumulation de neige, les rares taxis se sont pointés «au compte-gouttes» avec plus d'une heure de retard. «Il n'y a pas beaucoup de taxis le mardi soir et le peu qu'il y avait a eu des problèmes», ajoute l'employée qui a demandé l'anonymat.

Petits souliers à talons hauts

Beaucoup de jeunes filles étaient bien peu vêtues pour affronter les intempéries. «Il y en a une qui n'avait même pas de bottes, juste des petits souliers à talons hauts. Ça faisait quasiment pitié. Pourtant, ça faisait deux jours qu'on annonçait la tempête.»

«J'étais aux Voûtes avec des amis et quand nous sommes sortis, on ne voyait quasiment rien, on avait du mal à respirer», explique Marie-Lee Chainé, rencontrée par Le Soleil au petit matin. La jeune Montréalaise a été incapable de rejoindre l'auberge de jeunesse du Vieux-Québec où elle était descendue. «On ne savait plus où aller, il n'y avait aucun taxi, alors on s'est retrouvés ici.»

Même s'il habite rue Saint-Jean, Philippe Boutin a jugé bon lui aussi de trouver refuge au Concorde après une soirée bien arrosée au Maurice. «Je reste à 15 minutes à pied, mais je suis trop faible», explique-t-il, en montrant une blessure à sa jambe dont il ignore la cause. «J'ai vraiment faim, j'ai juste hâte qu'on ouvre le resto [Jaja]», lance-t-il, exaspéré.

Endormis dans les fauteuils

Si quelques jeunes ont terminé la nuit endormis dans les fauteuils du hall d'entrée, la plupart ont accepté l'offre du Concorde d'une chambre à prix réduit. Quatre-vingt-quinze dollars plus les taxes. «On a loué 10 chambres. À quatre par chambre, ça revenait moins cher qu'un taxi», termine la réceptionniste.

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