Ah! Comme le blizzard a blizzé...

  • Des gens courageux - voire un peu téméraires? - ont bravé le blizzard de mercredi en enfourchant leur bécane. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Des gens courageux - voire un peu téméraires? - ont bravé le blizzard de mercredi en enfourchant leur bécane.

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  • La région de Québec a reçu de 25 à 30 centimètres de neige entre la nuit de mardi et la fin de la journée de mercredi. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    La région de Québec a reçu de 25 à 30 centimètres de neige entre la nuit de mardi et la fin de la journée de mercredi.

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  • Faute de trottoirs déneigés, plusieurs piétons ont dû se résigner à marcher en plein milieu des rues. (Le Soleil, Yan Doublet)

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    Faute de trottoirs déneigés, plusieurs piétons ont dû se résigner à marcher en plein milieu des rues.

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  • Les 30 centimètres reçus mercredi ont forcé les gens à montrer leur savoir-faire à la pelle. (Le Soleil , Erick Labbé)

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    Les 30 centimètres reçus mercredi ont forcé les gens à montrer leur savoir-faire à la pelle.

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(Québec) Québec a été frappé mercredi par un blizzard, pas une tempête, selon les météorologues. C'était le mot du jour. Comme l'an dernier, alors qu'on répétait vortex polaire pour dire qu'il faisait frette en torieux. Qu'importe, pour le commun des mortels, toute cette neige, toutes ces rafales à écorner un boeuf musqué, ça reste un paquet de troubles.

Au petit matin, il ne fallait pas avoir froid aux yeux pour mettre le nez dehors. Une petite marche entre l'avenue Cartier et Le Concorde a pris les allures d'une interminable expédition au Pôle Nord. C'est pas mêlant, on a failli éviscérer un cheval à calèche pour s'abriter dedans, comme dans Le Revenant.

C'est avec le visage frigorifié de Jack Nicholson, à la fin de Shining, que je suis monté à bord d'un taxi, direction quartier Saint-Roch. Le chauffeur zigonnait depuis un bon moment pour sortir sa Prius hybride d'un banc de neige. «Le système antipatinage, y'a rien de pire...», lance-t-il, en soufflant dans ses mains pour les réchauffer.

Sur les ondes de CHOI, Dominic Maurais et son équipe sont en «mode urgence», pour une «émission spéciale blizzard». On prend l'appel d'un auditeur qui ne craint pas les hyperboles. «C'est l'asile sur le pont de l'île d'Orléans...»

Pour le retour, on décide de prendre l'autobus. Après une bonne demi-heure d'attente, le 801 se pointe sur Dorchester. Une poignée de courageux passagers doit escalader un monticule de neige pour monter à bord. Malgré les intempéries, le chauffeur leur sert son plus beau sourire. 

«Je suis resté pris dans le coin de Beauport. Tout le monde avait tiré sa neige dans la rue, explique Martin Bernier. J'ai réussi à me déprendre tout seul.»

Pas évident de conduire un autobus articulé en pleine tempête. Le devant du véhicule part parfois d'un bord, l'arrière de l'autre. «C'est une traction arrière, très, très arrière...»

Après une séance de pelletage maison, arrêtée net pour cause d'écoeurïte aiguë pré-lombalgie, on décide d'aller se changer les idées dans le trafic, et à Vienne que pourra, comme disent les Autrichiens qui ont vu blizzer.

«C'est grave, très grave...»

Aux résidences étudiantes de l'Université Laval, Elvire Djiongo me confond avec son chauffeur de covoiturage. L'étudiante camerounaise au doctorat en foresterie n'aime pas tellement la neige, encore moins les blizzards. «C'est grave, très grave...», dit-elle avant d'aller retrouver le bon chauffeur.

On pousse une pointe sur la Rive-Sud. À une station-service, en face du Complexe Saint-Michel, Guy Boissonneault et son employé, Michel Denis, font le plein de leur tracteur à déneigement. «On s'est levés à 3h ce matin pour déneiger les stationnements des commerces du coin. On pousse la neige, pis on recommence. Après, on va se coucher, pis on redécolle au milieu de la nuit.»

Il est presque 10h. Le blizzard perd de son intensité. Ça roule bien avec tous ces gens en congé. À la sortie pour le boulevard Laurier, quatre bons samaritains donnent un coup de pouce à un automobiliste enlisé dans une bretelle. Ce vent de solidarité, c'est le bon côté des blizzards.

Sur les ondes du FM 93, l'animateur Yves Laramée partage des souvenirs de tempête avec les auditeurs. La «tempête du siècle» du 4 mars 1971; celle, épouvantable, du 2 février 1976; l'autre, terrifiante, du 14 mars 1980. Chacun a son histoire, toujours plusse meilleure que l'autre. Une dame raconte avoir déjà «calé» dans la neige jusqu'aux... épaules. Un homme se souvient de la fois où il a roulé sur Charest en ski-doo pour sauver les automobilistes coincés dans leur auto. 

Chemin Sainte-Foy, deux gars triment dur pour déneiger leur auto après le passage de la gratte. Leur amie en profite pour immortaliser cet émouvant moment de virilité avec son cellulaire.

Avenue Maguire, le blizzard a laissé des traces. Des commerces n'ont plus d'électricité. Le Cochon dingue, le Faks, la librairie Vaugeois, c'est fermé. Chez Papetruc, un écriteau fait maison souhaite «bonne tempête» à la clientèle. Au Subway, on annonce être ouvert, même s'il n'y a pas de courant. «On fait seulement des sous-marins froids», lance le jeune employé, dans la pénombre.

Branle-bas de combat sur Belvédère à l'heure du midi. La rue est fermée entre René-Lévesque et chemin Sainte-Foy. Les pompiers sont sur place. Une fuite de gaz, rien de majeur «Vous ne ferez pas votre une avec ça...» lance un jeune policier.

Depuis le début de son quart de travail, il avoue ne pas avoir vécu l'enfer, encore moins l'asile. «Les gens sont restés à la maison, ça aide. Ça va être bon pour le ski dans les prochains jours.»

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