Les bélugas en déclin, mais l'aide est au rendez-vous

En mer, chaque été, le GREMM s'engage à... (AP, Vicki Beaver)

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En mer, chaque été, le GREMM s'engage à donner des nouvelles des bélugas adoptés à leurs parrains chaque fois qu'ils sont observés, même si cela peut parfois prendre quelques années.

AP, Vicki Beaver

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(Québec) L'état de la population de bélugas du Saint-Laurent ne s'est pas amélioré au cours de la dernière année, mais le soutien pour l'aider, lui, est au rendez-vous. Quelque 24 spécimens ont été adoptés par des villes, des entreprises et des groupes de citoyens du Québec en 2015.

La campagne de financement Adoptez un béluga, dont une première mouture avait duré de 1988 à 2012, a été relancée à la fin de l'année 2014 par le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM). En un an, pas moins de 24 baleines ont été parrainées, aidant les scientifiques à passer quelque 84 jours en mer au cours du dernier été. Chaque adoption nécessite un don de 5000 $ par année.

«L'épisode noir» du béluga s'est poursuivi en 2015 alors que quelque 14 carcasses de la population du Saint-Laurent ont été retrouvées à la dérive ou sur les berges du fleuve et de son estuaire. Une situation jugée extrêmement préoccupante pour la survie de la population, déjà en déclin. Le nombre de bélugas dans le Saint-Laurent est estimé à 889 individus actuellement. 

Dans ce contexte, Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM, soutient que l'engouement pour la campagne d'adoption arrive à la bonne heure. «C'est une campagne qui va continuer à rouler pour les 10 ou 15 prochaines années. On est convaincu qu'ils [les bélugas] auront besoin de nous», a-t-il expliqué en entrevue téléphonique, mardi. «La première cible était d'impliquer les villes. On en a plus d'une quarantaine qui participe. Au-delà du succès financier, c'était très important.»

Les villes de Québec, de Montréal et plusieurs autres municipalités riveraines ont adopté à elles seules 10 bélugas. 

Robert Michaud rappelle que son équipe et leurs partenaires travaillent d'arrache-pied pour collecter des données et identifier les causes du déclin de l'espèce dans le Saint-Laurent. La plus grande inquiétude vient des décès des mères ou des baleineaux pendant ou après la mise bas.

Une importante découverte réalisée par une scientifique de l'Aquarium de Vancouver, Valeria Vergara, a été mise en application cet été à bord du bateau de recherche Bleuvet. La scientifique a constaté que les sons émis par les nouveau-nés n'étaient composés que des basses fréquences du cri de contact dans les premières semaines de vie. La question : le bruit du trafic maritime peut-il interférer dans la communication entre la mère et le baleineau? 

Outre cette piste, le Projet Béluga continue d'évaluer quatre hypothèses expliquant le déclin : les contaminants dans l'eau, la disponibilité des proies pour le béluga, le bruit - bateaux de plaisance ou commerciaux, ou toute autre activité humaine -, et enfin les glaces moins présentes à cause d'une hausse de température des eaux du Saint-Laurent. 

L'impact de Labeaume

L'implication du maire de Québec, Régis Labeaume, dans la campagne Adoptez un béluga est saluée par le GREMM. M. Michaud a souligné que c'est lui qui était à l'origine de l'initiative voulant que les noms des bélugas adoptés soient choisis par des élèves. Jusqu'à présent, «une centaine d'écoles» sur le territoire ont été mises à contribution. «La campagne de financement est aussi devenue une campagne de sensibilisation.»

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