Heurtel préoccupé par les convois pétroliers vers Belledune

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel... (PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL)

Agrandir

Le ministre de l'Environnement, David Heurtel

PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le gouvernement Couillard «prend très au sérieux» le projet Chaleur Terminals, a assuré mercredi le ministre québécois de l'Environnement, David Heurtel. S'il voit le jour, environ 220 wagons-citernes chargés de pétrole brut traverseront chaque jour le sud du Québec à destination de Belledune, au Nouveau-Brunswick, soit quelque 80 000 par année.

David Heurtel a nié les assertions du Parti québécois selon lesquelles son gouvernement et lui font fi des craintes exprimées devant ce projet par plus de 10 000 citoyens, ainsi que par des villes comme Montréal, Lévis, Rivière-du-Loup et Rimouski.

«On écoute la population. On fait nos devoirs», a certifié le ministre.

Le Parti québécois a demandé mardi que les représentants des opposants puissent être entendus en commission parlementaire à l'Assemblée nationale. Les députés libéraux ont rejeté la requête, comme c'est presque toujours le cas pour des demandes du genre.

La députée péquiste Martine Ouellet soutient que le gouvernement refuse de protéger les citoyens vivant le long du rail du CN, lequel traverse plusieurs villes et villages situés sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Elle a de nouveau réclamé la tenue d'un Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur ce projet qu'elle qualifie de «dangereux».

Le gouvernement «refuse d'entendre les citoyens en commission parlementaire. Il refuse de demander un BAPE pour le projet de Belledune. On le sait, les wagons de pétrole, ça explose. On l'a vu à Mégantic. Il me semble qu'on devrait avoir un devoir de mémoire».

David Heurtel oppose à Martine Ouellet le fait que son gouvernement a annoncé en mai 2014 une Évaluation environnementale stratégique sur l'ensemble de la filière des hydrocarbures au Québec. Cinq chantiers ont été lancés, dont un porte précisément sur la question du transport du pétrole, notamment par voie ferrée.

«On regarde l'ensemble du dossier pour justement prendre la meilleure décision possible concernant la question très épineuse du transport des hydrocarbures. Cet automne, nous avons fait, dans le cadre de cette évaluation environnementale stratégique, des audiences publiques - sept jours d'audiences publiques à travers le Québec.»

Plus globale

Une Étude environnementale stratégique est réputée plus globale qu'un BAPE, lequel passe au peigne fin un projet précis.

L'Évaluation environnementale stratégique sur l'ensemble de la filière des hydrocarbures est censée permettre de mieux évaluer les impacts environnementaux, sociaux, économiques et de sécurité publique relatifs aux hydrocarbures.Le rapport final doit être présenté sous peu.

Martine Ouellet ne croit pas que la question de fond est de savoir si le pétrole doit transiter par train, par pipeline ou par le fleuve; pas lorsqu'il est destiné à l'exportation, en tout cas. «Ni par l'un ni par l'autre quand on parle de produits pour l'exportation, a-t-elle dit. On a déjà à gérer les risques du pétrole que nous consommons.»

Si le projet voit le jour, les convois ferroviaires rouleront à partir de 2017 dans l'axe de l'autoroute 20 et dans la vallée de la Matapédia, pour ne parler que de la portion québécoise. Les quelque 50 millions de barils de pétrole ainsi acheminés chaque année jusqu'à Belledune seront exportés vers l'étranger.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer