Convois pétroliers vers Belledune: les opposants ne seront pas entendus

Les représentants des groupes opposés au projet de transport par train de plus... (Archives La Presse, Mathieu Waddell)

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(Québec) Les représentants des groupes opposés au projet de transport par train de plus de 50 millions de barils de pétrole bitumineux par année vers Belledune, au Nouveau-Brunswick, ne seront pas entendus à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement a rejeté, en soirée mardi, une requête formulée le 25 janvier par le Parti québécois. Elle demandait la convocation d'une commission parlementaire sur le projet Chaleur Terminals.

Si le projet voit le jour, plus de 200 wagons-citernes rouleront quotidiennement à partir de 2017 dans l'axe de l'autoroute 20 et dans la vallée de la Matapédia - pour ne parler que de la portion québécoise. Ils rouleront jusqu'à Belledune. De là, le pétrole sera exporté vers l'étranger.

Plus de 10 000 personnes ont signé une pétition demandant à l'Assemblée nationale de s'opposer au transport par train de produits pétroliers destinés à l'exportation «en raison des risques élevés pour les écosystèmes et la sécurité publique».

Le Parti québécois rappelle que des villes comme Lévis, Rimouski, Rivière-du-Loup et Montréal ont adopté des résolutions demandant au gouvernement du Québec de confier au BAPE le mandat d'étudier les impacts du projet Chaleur Terminals.

Jusqu'à présent, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, a refusé d'autoriser un BAPE. «Ce serait bien la moindre des choses que le gouvernement, à travers la commission parlementaire, puisse entendre les citoyens concernant leur demande d'avoir un BAPE sur ce projet», a fait valoir la péquiste Martine Ouellet.

Plus largement, le pétrole doit-il transiter par train, par pipeline ou par le fleuve? «Ni par l'un ni par l'autre quand on parle de produits pour l'exportation, a tranché la députée. On a déjà à gérer les risques du pétrole que nous consommons.»

À quoi servent ces pétitions?»

Son collègue Harold Lebel soulève une question sous-jacente. «À quoi servent ces pétitions? Si les citoyens prennent la peine de signer et prennent la peine de se mobiliser, on devrait, par respect du moins, les écouter.»

En février 2015, l'actuel leader parlementaire de l'opposition officielle, Bernard Drainville, avait suggéré que les parlementaires aient l'obligation de se pencher formellement sur toute demande ayant reçu l'appui par pétition de 100 000 personnes ou plus.

Dans le cas présent, le gouvernement aurait dû accepter d'entendre des opposants même si la pétition est loin d'avoir atteint ce seuil, plaide le PQ qui, en comptant les villes s'étant prononcées par résolution, calcule que plus de 1,7 million de Québécois ont réclamé la tenue d'un BAPE.

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