Même favorable, Labeaume refuse d'être le «porte-drapeau» d'Énergie Est

Le maire Labeaume a rencontré la chef intérimaire... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le maire Labeaume a rencontré la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, mercredi matin, à l'hôtel de ville de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Même s'il répète être d'accord avec le projet d'oléoduc Énergie Est, Régis Labeaume ne veut pas devenir le «porte-drapeau» des gens de l'Est favorables au controversé projet de TransCanada.

«On va essayer d'être utile, mais, en même temps, je ne veux pas être le centre de ça. Je suis juste le maire de Québec», a dit M. Labeaume peu après sa rencontre avec la chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, à l'hôtel de ville de Québec mercredi matin.

Les deux élus ont discuté du projet de pipeline qui doit relier l'Alberta au Nouveau-Brunswick par un mélange de conversion de gazoducs existants et de construction de nouveaux tronçons. Le dossier a divisé le pays ces dernières semaines, notamment depuis l'opposition du maire Denis Coderre et de 82 maires de la grande région de Montréal.

Régis Labeaume a lui toujours maintenu qu'il préfère le transport de pétrole par oléoduc plutôt que par train. Et ce, même s'il a vertement critiqué l'attitude de TransCanada dans ce dossier, qualifiant l'entreprise «d'incompétente» qui «ne répond pas aux questions».

En après-midi, le bureau de Mme Ambrose a fait parvenir aux journalistes un résumé par courriel de la rencontre avec le maire de Québec qui avait lieu en matinée. «Avec plusieurs milliers d'Albertains sans emplois, Mme Ambrose est heureuse de voir que M. Labeaume supporte le projet Énergie Est, qui est un important projet pour le secteur de l'énergie et l'économie canadienne», peut-on lire.

Oui, mais...

Ce «oui» du maire malgré les critiques à l'endroit de l'entreprise a en effet fait des heureux en Alberta.

Mme Ambrose a dit à M. Labeaume, mercredi, que dans l'Ouest canadien, «tout le monde est content» de son attitude. «Mes collègues maires de l'Ouest, ils m'ont remercié. Ceux de l'Ontario aussi. Mais, en même temps, je ne veux pas devenir le porte-drapeau de cette histoire», a martelé le maire de Québec.

Il précise parler en tant que président de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) dans ce dossier «parce que Saint-Augustin et Lévis sont concernés», dit-il.

«J'essaye d'aider mes collègues. J'ai dit ce que je pensais profondément, ma position comme président de la CMQ. Mais une fois que j'ai dit ça, je ne suis pas la plaque tournante.»

Et ses critiques à l'endroit de TransCanada demeurent intactes, surtout d'ici à ce qu'il en rencontre le président, vraisemblablement dans les prochains jours.

«Mais là, je n'ai plus de qualificatifs, a poursuivi le maire de Québec. Une fois que tu as dit incompétent et arrogant, je ne vois pas ce que tu peux dire de plus.»

Régis Labeaume a aussi dit mercredi compter sur le maire de Calgary, Naheed Nenshi, qui était de passage à Québec en fin de semaine pour porter ce message en Alberta. «Il devait dire à la presse qu'il a rencontré le maire de Québec qui en a son voyage de TransCanada pipeline. Il allait communiquer avec les autorités pour dire qu'on a un maire à Québec qui est pour, mais qu'il n'est pas capable de vous endurer. On va peut-être servir à les réveiller.»

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