Record de l'année la plus chaude confirmé

Le phénomène El Niño a fait s'accumuler d'énormes... (AFP, NASA)

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Le phénomène El Niño a fait s'accumuler d'énormes masses d'eau anormalement chaude à la surface du Pacifique équatorial. C'est à lui que l'on doit ce record de température en 2015.

AFP, NASA

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(Québec) La NASA et le ministère américain des Océans et de l'Atmosphère ont confirmé mercredi ce qui était devenu évident dans les dernières semaines de 2015 : l'année dernière a été la plus chaude jamais enregistrée, surpassant de 0,87 °C la moyenne terrestre de la période de référence (1951-1980, 14 °C). Le précédent record a même été battu par une marge de 0,23 °C, un écart qui n'avait été observé qu'à une seule reprise dans le passé, en 1998.

C'est en partie au phénomène El Niño, qui (grosso modo) fait s'accumuler d'énormes masses d'eau anormalement chaude à la surface du Pacifique équatorial, que l'on doit ce record - le El Niño de cette année est d'ailleurs lui-même d'une force exceptionnelle.

Mais «même en tenant compte d'El Niño, 2015 demeure remarquable. El Niño a aidé, mais le réchauffement que l'on voit est d'abord l'effet cumulatif d'une tendance à long terme», a commenté Gavin Schmidt, directeur de l'Institut Goddard pour la recherche spatiale, dont les satellites contribuent beaucoup à l'étude du climat. Cette tendance est, bien sûr, le réchauffement causé par les gaz à effet de serre émis par l'activité humaine.

Plus chaud au Québec

Fait intéressant, des scientifiques du consortium Ouranos de recherche sur le climat ont par ailleurs publié mercredi, dans la revue Nature - Climate Change, une nouvelle estimation des réponses régionales aux changements climatiques. Et il apparaît que le Québec, comme d'autres régions aux mêmes latitudes, se réchauffera davantage que la moyenne planétaire.

«On savait déjà que la réponse moyenne globale en température suit de façon à peu près linéaire les émissions de gaz à effet de serre», explique Martin Leduc, climatologue chez Ouranos et cosignataire de l'étude. «Pour chaque tératonne de carbone [TtC, 1000 milliards de tonnes] rejeté dans l'atmosphère, on a un réchauffement global de 1,7 °C. Donc si tu émets 2 TtC, alors ça va être deux fois plus, et ainsi de suite. Nous, on voulait voir si cette relation-là tenait la route à l'échelle locale, parce que c'est à cette échelle-là que les impacts se font sentir. Et c'était effectivement le cas.»

À cette différence près que, bien que «linéaire» à l'échelle locale, ce réchauffement n'est pas égal partout : il est plus élevé au-dessus des continents (+ 2,2 °C/TtC) parce que les océans sont des «puits» de chaleur, et il est nettement plus fort autour de l'Arctique, où la neige dure moins longtemps dans une année, et donc réfléchit moins de lumière vers l'espace. En appliquant ces deux facteurs (et quelques autres) au Québec, les chercheurs estiment que la Belle Province se réchauffera d'environ 3 °C/TtC.

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