Maintenant, on fait quoi?

Maintenant que l'accord sur le climat a été... (AP, Matt Dunham)

Agrandir

Maintenant que l'accord sur le climat a été accepté, au grand plaisir des ours polaires de Paris, les provinces devront travailler main dans la main avec Ottawa pour atteindre les cibles de réduction des gaz à effet de serre.

AP, Matt Dunham

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Paris) PARIS / Il faudra une analyse approfondie pour connaître les implications concrètes de l'accord de Paris sur les changements climatiques. Mais quelles que soient les contraintes de cette entente, le travail ne fait que débuter pour le Canada et les provinces sur les cibles convenues de réduction des gaz à effet de serre. Pour le ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, cette démarche est déjà lancée.

«Tous les sous-ministres, y compris le sous-ministre fédéral, ont eu une rencontre formelle de travail, mercredi matin, pour mettre en place les premiers jalons de ce que sera le travail à accomplir durant les trois prochains mois», a révélé M. Heurtel en entrevue au Soleil. Cette rencontre avait été précédée d'un souper de travail réunissant les ministres, mardi soir dernier, à l'ambassade du Canada.

Ce plan d'action constituera une véritable première dans les annales des relations fédérales-provinciales. Ce sont les provinces qui auront établi les premiers jalons de ce vaste chantier, à l'occasion du Sommet de Québec sur les changements climatiques, le 14 avril dernier.

«Ce qu'on voulait du gouvernement fédéral, c'est de ne pas réinventer la roue. On ne voulait pas repartir à zéro. Il y a déjà un travail considérable qui a été fait avec les provinces et les territoires, a expliqué M. Heurtel. Or la déclaration de Québec, c'est un point de départ, et ce matin, Mme McKenna  [la ministre fédérale de l'Environnement] l'a reconnu.»

Le ministre québécois du Développement durable, de l'Environnement... (Photo Jacques Boissinot, archives PC) - image 2.0

Agrandir

Le ministre québécois du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel.

Photo Jacques Boissinot, archives PC

Les principes de base de cette déclaration reposent sur les éléments suivants :

  • Arrimage des investissements du fédéral dans les infrastructures vertes avec ce que les provinces et les territoires font déjà.
  • Arrimage des investissements fédéraux dans les technologies propres avec ceux des provinces. Le Québec a déjà créé sa grappe industrielle de technologies propres, Écotech. Il veut éviter la création d'une voie parallèle de projets fédéraux.
  • Arrimage de la politique fiscale fédérale avec des mécanismes de marché sur un prix carbone
  • Arrimage sur la mesure des résultats. «On s'est retrouvé dans une drôle de situation l'an dernier, explique Heurtel. Lors de la dernière annonce d'inventaire, on ne comptait pas de la même façon. L'idée c'est qu'on adopte tous les standards internationaux, et qu'on annonce les mêmes résultats en même temps.»
Diplomatie climatique

Le ministre rappelle qu'une véritable «diplomatie climatique» a été lancée à la suite du Sommet de Québec. «L'approche européenne, c'est du haut vers le bas. Nous, on l'a bâti par la base. On était seuls en 2013, avec la Californie. Là l'Ontario a fait ses devoirs, ils se décident à embarquer. Le Manitoba a fait ses devoirs. Mais il y a d'autres États américains et d'autres provinces qui n'ont rien encore. Même le Mexique a signé une entente de principe le 12 octobre. Il y a la Chine, l'Europe, la Corée du Sud qui s'en viennent.»

Depuis juin dernier, David Heurtel préside le Conseil canadien des ministres de l'Environnement qui se réunit une fois l'an. Pas question cette fois-ci d'attendre l'été prochain. Les ministres ont participé à une conférence par vidéo avant la COP21, et ils ont convenu d'en faire une autre en janvier.

Heurtel reconnaît que le travail à venir commandera une écoute attentive. «Il faut trouver des solutions qui sont adaptées aux réalités de chacun. Le Grand Nord a des besoins particuliers, le Québec et le Manitoba sont très hydro-électriques, l'Ontario abandonne le charbon, mais elle a une infrastructure nucléaire vieillissante, les Maritimes ont leurs enjeux, la Saskatchewan a choisi l'approche technologique, soit la captation du carbone.»

«Mais l'idée, c'est qu'il y a une volonté de se parler et que personne ne reste dans son coin», conclut le ministre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer