Un accord sur le climat «parsemé d'injustices»

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Durant sa participation à la 21e conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), Manon Massé a souligné à plusieurs reprises les incohérences du gouvernement provincial en matière de lutte contre les changements climatiques.

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Jean-Michel Genois-Gagnon
Le Soleil

(Québec) Présente à Paris, la porte-parole de Québec solidaire en matière environnementale, Manon Massé, estime que l'accord mondial sur le climat est «parsemé d'injustices».

Présente à Paris, la porte-parole de Québec solidaire en matière environnementale, Manon Massé, estime que l'accord mondial sur le climat est «parsemé d'injustices».

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques demande aux gouvernements du monde entier d'aller plus loin dans l'accord final. «Même si je suis consciente que négocier à 195 pays n'est pas simple, je remarque que les mises en garde du GIEC [Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat] ont été ignorées. C'est donc vers un réchauffement de trois à quatre degrés que nous nous dirigeons et toutes les conséquences qui en découlent pour les populations du monde entier et les générations futures», a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

Durant sa participation à la 21e Conférence des parties de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21), Mme Massé a souligné à plusieurs reprises les incohérences du gouvernement provincial en matière de lutte contre les changements climatiques.

«Le problème de fond des finances publiques, c'est l'allergie à toute forme d'investissement productif sauf quand il s'agit de construire des autoroutes. Les très bas taux d'intérêt et la volonté de M. Trudeau d'investir dans les infrastructures nous démontrent que l'obsession dont fait preuve le gouvernement Couillard envers l'austérité et la réduction de la dette nous empêche de prendre le train de la lutte aux changements climatiques. Le gouvernement devra choisir entre les deux s'il veut être cru sur parole lorsqu'il se dit écologiste», affirme la députée solidaire.

Même son de cloche chez Greenpeace

Du côté de Greenpeace, on estime aussi que l'accord présenté n'est pas «à la hauteur». «C'est un vrai problème que les objectifs de réduction des émissions soient beaucoup trop bas : ils ne nous maintiendront pas en dessous de 1,5 degré de réchauffement. Nous assistons à une démonstration d'impuissance d'envergure internationale», a commenté par voie de communiqué le responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace, Patrick Bonin.

Ce dernier estime que le projet d'accord ne fait que reporter «les échéances à 10 ou 15 ans». «Le projet d'accord ne met personne dans l'obligation de revenir à la table des négociations avec des objectifs de réduction des émissions plus ambitieux. [...] Sans ces rendez-vous réguliers et sans ces nouveaux objectifs,  nous nous exposons aux impacts du dérèglement climatique.»

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