Le 11 décembre le plus chaud en 100 ans à Québec

Sur les plaines d'Abraham, les fondeurs chercheront longtemps... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Sur les plaines d'Abraham, les fondeurs chercheront longtemps avant de trouver de la neige.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Les records de «chaleur» que l'on prévoyait pour vendredi n'ont finalement pas eu lieu, du moins pas d'après ce que l'on pouvait constater en fin d'après-midi, mais la journée fut néanmoins la plus chaude à Québec en plus de 100 ans.

On prévoyait 8° C sur la capitale, mais à 15h, peu avant le coucher du soleil, il ne faisait «que» 7° C. C'est certainement très élevé pour une journée de décembre, et plus que les «pointes» de 5,6 °C qu'il a fait en 1971 et en 1956 - parfois présentées, à tort, comme des valeurs record -, mais c'est a priori insuffisant pour parler d'une nouvelle marque : «À Québec, il a déjà fait 7,8 degrés un 11 décembre, en 1911», dit le météorologue d'Environnement Canada André Cantin.

Celui-ci se gardait tout de même un petit doute, vendredi, puisqu'il n'avait pas accès à toutes les données de la station météo de l'Aéroport Jean-Lesage, qui transmet ses résultats complets à 1h du matin. Mais «je dirais qu'il est peu probable qu'on ait un nouveau record», indique M. Cantin.

Selon lui, les températures nettement au-dessus des moyennes de saison que le sud du Québec connaît depuis le début de décembre sont typiques des années où El Nino est particulièrement prononcé. Ce phénomène météo bien connu est causé par un arrêt, ou du moins affaiblissement prolongé, des vents (les «alizées») qui soufflent habituellement sur le Pacifique équatorial. En temps normal, ces vents poussent les eaux chaudes de la surface vers l'Asie et provoquent ainsi une remontée d'eaux froides des profondeurs au large des Amériques. Mais les années El Nino, les alizées étant trop faibles, cette remontée ne survient pas, ce qui laisse des eaux nettement plus chaudes qu'à l'habitude sur tout un pan du Pacifique.

Cette masse chaude perturbe alors les grands courants de l'atmosphère, ce qui dérange la météo presque partout sur la planète. «Au Québec, cela permet à des vents du sud de remonter plus fréquemment sur nous, ce qui donne une fin d'automne très douce comme cette année», dit M. Cantin.

Quand la neige se fait attendre

Pas de neige un 12 décembre ? Se dirige-t-on, ô horreur, vers un Noël vert ? L'absence de neige au sol à la mi-décembre n'est certainement pas une situation habituelle pour la région de Québec, mais ce n'est pas particulièrement rare non plus. Voici quelques épisodes de «décembre vert» que Le Soleil a compilé à partir des archives de Météo Canada.

2006 Presque un Noël vert... Au 12 décembre, il y avait pourtant 12 cm de neige au sol à la station météo de l'aéroport Jean-Lesage, mais un redoux a ensuite amené des maximums de 2 à 5°C (et un peu de pluie) pendant une semaine. Au 24 décembre, il ne restait plus que 1 cm à l'aéroport.

2001 : Pas de neige au sol avant le 21 décembre, et seulement 4 cm le 24.

1999 : Pas de neige au sol avant le 17 décembre. Le mercure avait dépassé le point de congélation 17 fois pendant les 21 premiers jours du mois - avec une pointe de 10,4° C le 6.

1992 : La neige au sol ne s'installe pour de bon que le 19 décembre.

1988 : Une première vraie bordée de neige tombe le 15, mais un redoux - il a fait 6,4°C le 21 ! - fait presque tout fondre, ne laissant que des «traces» de neige au sol à l'aéroport. Le Noël blanc fut sauvé par petite bordée (8 cm) le 23.

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