Les villes jouent un rôle clé dans la lutte aux changements climatiques

La densification et le développement du transport en... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La densification et le développement du transport en commun font figure de poids lourds dans la liste qui recense divers moyens pour faire face à la croissance urbaine sans accroître les émissions de gaz à effet de serre (GES).

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(Québec) Les villes québécoises doivent prendre conscience du rôle important qu'elles ont à jouer dans la lutte contre les changements climatiques, plaide l'organisme Vivre en ville. Et la meilleure façon de contribuer, c'est de bien diriger la croissance immobilière des prochaines années.

Vivre en ville a dévoilé mercredi son rapport «De meilleures villes pour un meilleur climat», qui propose divers moyens pour faire face à la croissance urbaine sans accroître les émissions de gaz à effet de serre (GES). Personne ne sursautera en apprenant que la densification et le développement du transport en commun font figure de poids lourds dans la liste.

En entrevue téléphonique, Christian Savard, directeur général, rappelle que plusieurs études «démontrent que des milieux de vie plus compacts, plus reliés au transport en commun, plus denses, font en sorte que les gens font des choix de transport différents et parcourent moins de kilomètres. [...] Donc, à la fin, ton empreinte carbone est beaucoup moins grande».

M. Savard parle de prendre le problème à la source. «À la place de toujours essayer de se rattraper en GES, pourquoi on ne fait pas bien tout ce qu'on a à construire dans les 15, 20 prochaines années en faisant des choix d'aménagement du territoire et d'urbanisme qui ont un impact carbone moins grand?» demande-t-il.

Effets positifs parallèles

D'autant qu'en luttant contre les changements climatiques, il y a des effets positifs parallèles, énumère le porte-parole de Vivre en ville : la santé des citoyens s'améliore, les prises d'eau sont naturellement protégées, les dépenses d'infrastructures diminuent, les revenus de taxes augmentent...

À Québec, les écoquartiers de la Pointe-aux-Lièvres et D'Estimauville sont des exemples positifs, note M. Savard, mais ils tardent à lever de terre. Le projet de service rapide par bus lui apparaît aussi très prometteur.

M. Savard ne critique pas directement le maire Régis Labeaume, qui encore cette semaine considérait en faire suffisamment pour freiner contre le réchauffement climatique avec une cible de réduction de GES de 10 % d'ici 2020 (l'année 1990 servant de référence), cible largement critiquée par l'opposition.

Alors que son homologue et ami de Montréal, Denis Coderre, a été très actif à la conférence de Paris, M. Labeaume s'est fait plutôt discret sur la question. Il «a opté pour une approche diplomatiquement plus prudente», analyse le dg de Vivre en ville, qui par ailleurs ne sent pas un très grand volontarisme dans les autres villes québécoises.

«Virer, faire le changement de culture dans nos villes sur les façons de développer, ce n'est pas facile», admet-il, mais il est temps de le faire, car les erreurs coûtent cher et prennent du temps à réparer selon lui.

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