Pas de construction pour trois mois dans le bassin versant du lac Saint-Charles

Le lac Saint-Charles... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Le lac Saint-Charles

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(Québec) Il y aura un moratoire de trois mois sur tout développement résidentiel dans le bassin versant du lac Saint-Charles. Le maire de Québec, Régis Labeaume, vient de s'entendre avec son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier, et des préfets de la région pour que la Communauté métropolitaine gèle l'autorisation des permis de construction en amont de la principale prise d'eau de Québec pendant 90 jours, le temps que les municipalités concernées se donnent des règles pour s'assurer que leurs futurs quartiers n'empirent pas l'état du lac Saint-Charles.

«J'ai dit à mes collègues que je proposerais au prochain conseil de la CMQ, le 17 décembre, un moratoire complet sur les nouveaux permis, et qu'on allait former une commission, avec des élus, des fonctionnaires et des experts, pour se donner des règles pour analyser les nouveaux permis, a déclaré M. Labeaume, mardi. [...] Et là mes collègues viennent d'accepter. Ça veut dire que le 17, on va voter une résolution pour bloquer tous les permis des municipalités qui sont dans le bassin du lac Saint-Charles.»

Il demande également aux autres maires du bassin versant de la Saint-Charles de s'abstenir de délivrer des permis de construction d'ici au 17 décembre.

Le mois dernier, le maire de Québec avait présenté un «état de santé» fort sombre du lac Saint-Charles à une centaine d'élus de la région. La présence de 3000 fosses septiques pas toutes très «à jour» dans la couronne nord de Québec, de même que la construction de banlieues dans des secteurs autrefois boisés, gonflent les quantités de nutriments qui se retrouvent dans le lac Saint-Charles, leur a-t-il souligné. Ces nutriments, qui sont essentiellement l'équivalent des engrais de jardin, favorisent alors la croissance excessive d'algues et les éclosions de cyanobactéries qui «asphyxient» le lac, dégradant du même coup la qualité de l'eau du lac - et ce, juste en amont d'une prise d'eau potable qui alimente 55 % de la population de Québec. La Ville a d'ailleurs déjà dû dépenser 20 millions $ à son usine de traitement pour faire face aux cyanobactéries, qui sécrètent des toxines.

Lourds sacrifices

Les sacrifices à faire pour régler le problème, déjà très étendu, seront lourds, avait averti M. Labeaume, qui affirme que son administration se montre déjà «exemplaire» à cet égard.

«Il y a 35 projets dans le bassin de la Saint-Charles qu'on a analysés, et on a constaté qu'il y en avait 15 qui, selon le principe de précaution, pouvaient avoir un impact négatif sur le bassin. Donc on a mis un X sur 15 projets résidentiels. Ça veut dire qu'on a renoncé à 2 millions $ par année de taxe, mais on a décidé qu'il fallait qu'on soit exemplaire avant de demander aux autres de l'être», a indiqué le premier citoyen de Québec.

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