Plus d'une dizaine de pays africains s'engagent envers la reforestation

La Terre a perdu plus de la moitié... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse.)

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La Terre a perdu plus de la moitié de ses forêts au cours de l'histoire humaine, selon l'organisme World Resources Institute.

Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse.

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Lynsey Chutel
Associated Press
Johannesbourg

Plus d'une dizaine de pays africains se sont engagés dans un effort de reforestation à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), en fin de semaine à Paris.

La Terre a perdu plus de la moitié de ses forêts au cours de l'histoire humaine, selon l'organisme World Resources Institute. La déforestation des forêts tropicales a contribué aux changements climatiques, en produisant jusqu'à 15 pour cent des émissions totales de gaz carbonique.

L'initiative AFR100 engage donc les nations africaines à restaurer 100 millions d'hectares de forêt d'ici 2030, selon l'organisation.

Lors d'un forum dans le cadre des discussions climatiques des Nations unies, la Banque mondiale, le gouvernement allemand et d'autres partenaires se sont engagés à consacrer plus d'un milliard de dollars américains en fonds de développement et 540 millions $ US en financement privé pour la reforestation en Afrique.

Plus d'une dizaine de pays africains, dont l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda, le Burundi et le Rwanda, ont promis de dédier des millions d'acres à ce projet.

Les pays d'Afrique de l'Ouest et le désert du Sahara se sont aussi engagés à planter plus d'arbres pour freiner la désertification qui détruit des terres arables.

«Le rétablissement des forêts n'est pas qu'une stratégie environnementale, c'est également une stratégie économique et sociale», a déclaré Bright Msaka, le ministre de l'Environnement et du Développement durable du Niger, qui s'est engagé à consacrer 3,2 millions d'hectares au projet.

Le Madagascar fait aussi partie des signataires de cette entente. Les forêts de l'île abritent des espèces végétales et animales parmi les plus uniques du monde et sont toutes menacées par la déforestation.

Certains pays du bassin du Congo, surnommé le deuxième poumon de la terre, après la forêt amazonienne, participeront aux efforts. La République démocratique du Congo a promis huit millions d'hectares.

Ces bonnes intentions pourraient faire face à la réticence de l'industrie mondiale du bois et l'exploitation forestière illégale, la cause numéro un de la déforestation, selon Greenpeace.

La corruption dans le bassin du Congo a grandement nui à des réformes de l'industrie forestière, spécialement au Congo, où les régions naturelles protégées sont de plus en plus violées, d'après un rapport de Greenpeace publié plus tôt cette année.

Mais s'il réussit, ce projet améliorerait la vie des gens vivant autour des forêts ainsi que l'écosystème tout entier, a affirmé Victorine Che Thoener, directrice de Greenpeace pour le bassin du Congo.

«Mais beaucoup de ces pays africains prennent ces engagements dans l'espoir qu'ils recevront du financement, a-t-elle dit. Il y a beaucoup de discussions, mais peu d'action sur le terrain.»

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