COP21: Al Gore encense le Québec et Philippe Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard, entourée de l'ancien... (Photo Michel Euler, AP)

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Le premier ministre Philippe Couillard, entourée de l'ancien vice-président américain Al Gore et de la ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal.

Photo Michel Euler, AP

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Patrice Bergeron
La Presse Canadienne
Paris

«Merci au peuple du Québec, reconnu comme un vrai héros dans les solutions à la crise du climat», a déclaré samedi l'ancien vice-président américain et prix Nobel de la paix Al Gore, à la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, à Paris.

M. Gore participait samedi matin à une conférence de presse au côté du premier ministre Philippe Couillard, qui annonçait le versement de 25 millions $ du Québec aux pays pauvres de la francophonie pour lutter contre les changements climatiques.

Al Gore a longuement louangé le leadership «fantastique» du gouvernement Couillard, qui se réverbèrera dans d'autres régions, selon lui.

«Le Québec montre la voie», a-t-il affirmé dans une allocution devant une petite salle bien remplie de la francophonie, dans le vaste complexe du Bourget qui accueille la conférence des Nations Unies.

M. Gore a exprimé à maintes reprises sa «gratitude» à l'endroit du premier ministre, en lui disant que l'annonce du Québec lui faisait «chaud au coeur».

Samedi après-midi, en séance plénière, c'est-à-dire devant les délégués de tous les pays représentés à l'ONU, M. Gore a de nouveau brièvement fait mention du Québec pour vanter ses efforts en matière environnementale.

Philippe Couillard lui a d'ailleurs succédé peu après sur la même tribune pour s'adresser à son tour aux délégués.

Il a mis en valeur le choix du Québec de mettre sur pied une bourse du carbone, en vue de limiter les émissions de gaz à effet de serre, en les tarifant.

«Nous avons choisi le marché, parce qu'il limite les émissions de façon plus certaine qu'une taxe, il place le fardeau sur les épaules des émetteurs, et il nous permet de récolter des fonds pour investir dans la transition de notre économie, afin de faire des changements climatiques une occasion de développement économique.»

Québec fera sa modeste part dans les 100 milliards $ prévus par les pays riches d'ici à 2020 pour aider les pays plus pauvres à lutter contre les changements climatiques: le gouvernement Couillard versera précisément 25,5 millions $ sur cinq ans à ses partenaires de la francophonie.

Le premier ministre en a fait l'annonce, en compagnie de la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la francophonie, Michaëlle Jean.

De ces 25 millions $, une enveloppe de 18 millions $ est prévue en «coopération climatique», afin de financer les changements technologiques et les transferts technologiques nécessaires dans la lutte aux changements climatiques.

Un appel de projets sera lancé et une sélection sera effectuée par un comité d'orientation présidé par l'écologiste Jean Lemire.

Aussi, 6 millions $ iront au fonds des pays les moins avancés, notamment des pays d'Afrique, pour l'adaptation aux changements climatiques.

Enfin, un budget de 1,5 million $ est alloué à l'Institut francophone de développement durable à l'intention des jeunes pour qu'ils puissent participer à des projets sur le terrain.

«Le Québec s'engage dans la lutte globale aux changements climatiques, parce qu'ils ne connaissent pas de frontières et traversent les générations», a affirmé M. Couillard dans une allocution.

Entretien avec François Hollande

Lundi, le premier ministre Couillard aura un entretien avec le président François Hollande au palais de l'Élysée. Durant la semaine, M. Couillard prendra part à une activité de presse avec d'autres chefs de gouvernement d'États fédérés, comme l'Écosse, la Californie et le Pays basque. Il sera également d'une table ronde avec des homologues des autres provinces, dont Brian Gallant, du Nouveau-Brunswick, et Greg Selinger, du Manitoba.

Dans le vaste ballet diplomatique de la conférence de Paris, le gouvernement Couillard vise notamment à faire reconnaître dans le texte final d'une éventuelle entente le rôle des États fédérés dans les efforts de réduction des gaz à effet de serre. Il souhaite aussi faire reconnaître l'importance de la tarification du carbone, le moyen qu'a privilégié le Québec pour réduire ses émissions de GES, avec la mise en place de la bourse du carbone.

Rappelons que le gouvernement Couillard a fixé sa propre cible de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Québec veut réduire de 37,5 % sous le niveau de 1990 ses émissions de GES en 2030.

Le Québec a réussi à diminuer ses émissions de GES de 8 % par rapport à leur niveau de 1990, en 2012, surpassant de 2 % l'objectif de réduction qu'il s'était fixé à cet horizon.

Pour 2020, le Québec s'est donné l'objectif de réduire ses émissions de GES de 20 % sous leur niveau de 1990.

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