Steven Guilbeault: imprévisible Russie

Selon Steven Guilbeault, la conférence de Paris a plus... (Marine Larose)

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Selon Steven Guilbeault, la conférence de Paris a plus de chances de réussir parce que la présidence française y a mis tout son poids et toute sa diplomatie au cours des deux dernières années.

Marine Larose

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(Paris) Steven Guilbeault a vu l'échec de Copenhague. Il est plus optimiste cette année, mais il refuse de crier victoire. «Je doute que ça déraille, mais tu ne sais jamais ce que la Russie va faire», explique-t-il, en entrevue au Soleil.

«Il y a des pays qui sont très imprévisibles. Il y a toujours un moment russe dans une conférence comme ça. Il peut être trois heures du matin, la dernière nuit, et soudainement la Russie décide qu'il y a tel ou tel enjeu qui n'a pas été réglé. Et là, ils veulent que ce soit réglé maintenant.»

Selon lui, la conférence de Paris a plus de chances de réussir parce que la présidence française y a mis tout son poids et toute sa diplomatie au cours des deux dernières années. «Avec comme résultat que lorsqu'on est arrivé ici, on savait où tout le monde se situait.» Il rappelle également que c'est seulement la deuxième fois que les chefs d'État et de gouvernement sont sur les lieux, avec «un sentiment d'urgence et un enthousiasme qu'on n'a pas vu souvent». Guilbeault dit constater la même chose au sein des organismes non gouvernementaux sur les lieux.

Inconnues

Mais il y a toujours des inconnues, ajoute-t-il. «Il y a des pays qui sont philosophiquement très opposés à l'utilisation des mécanismes de marché comme la bourse du carbone. Pour eux, c'est de la marchandisation de l'atmosphère. La Bolivie et le Venezuela, par exemple, donc des pays d'Amérique latine très à gauche.»

D'autres sont là pour négocier des choses : «Il y a un paquet de cartes sur la table, et des fois, tu vas pousser là-dessus, parce que tu veux avoir ça. À un moment donné, ils vont laisser aller ça s'ils obtiennent ce qu'ils veulent. Est-ce que ça pourrait bloquer une entente ici, personne ne le sait.»

Ce n'est pas simple négocier un accord avec 180 participants autour de la table. Comment cela se passe-t-il?

Depuis lundi soir, des tables de négociation sont au travail, débattant article par article les différents thèmes de l'accord souhaité. Ce ne sont pas tous les pays qui participent à ces négociations, explique Guilbeault. Certains pays africains, par exemple, n'ont que deux ou trois représentants à Paris. Ils ne peuvent pas participer à toutes les tables de négociation. Les grands pays comme les États-Unis, la France ou le Canada ont des représentants partout.

Première version

Normalement, une première version du texte des négociateurs sera remise samedi à Laurent Fabius, qui préside la conférence de Paris. Les ministres prendront la relève, en vue d'une remise des textes à leurs gouvernements respectifs le 9 décembre. Selon lui, il faudra ensuite deux jours aux parties concernées pour étudier les implications juridiques de l'accord, et procéder à son adoption le vendredi 11 décembre en après-midi.

Steven Guilbeault n'est pas certain que ce scénario sera respecté. Il rappelle qu'à toutes les conférences de cette nature, les négociations se poursuivent dans la nuit, jusqu'à la toute dernière minute. Selon lui, on pourrait se rendre jusqu'au samedi midi.

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