Obama confiant que la conférence de Paris aboutisse à des résultats positifs

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Même s'il s'est montré réaliste quant à l'énorme défi pour les négociateurs d'en arriver à une entente, le président américain Barack Obama s'est dit optimiste quant à la conclusion de la conférence de Paris.

AP, Michel Euler

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Agence France-Presse
Le Bourget, France

Lutter contre le réchauffement climatique est un impératif économique et de sécurité, a averti mardi le président Obama, accroissant la pression sur les délégués de 195 pays à la conférence de Paris engagés dans des négociations marathon en vue d'un accord d'ici une dizaine de jours.

C'est «un impératif économique et de sécurité auquel nous devons nous attaquer maintenant», a affirmé Barack Obama au cours d'une conférence de presse à Paris. Car au rythme actuel, nous devrons «rapidement consacrer de plus en plus de nos ressources économiques et militaires» à l'adaptation au changement climatique, a-t-il expliqué.

Cet avertissement a encore accru la pression sur les négociateurs réunis au Bourget, près de Paris, exhortés à la reprise des discussions à travailler d'arrache-pied par le président de la conférence, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Malgré cette mise en garde, Barack Obama s'est dit «optimiste». «Nous allons réussir», a-t-il affirmé. «Amener 200 nations à se mettre d'accord sur quoi que ce soit est difficile», a toutefois admis le président américain.

Il faut «avancer sur le fond, la substance de façon à respecter le mandat extrêmement fort donné» lundi par quelque 150 chefs d'État et de gouvernement, a plaidé Laurent Fabius, alors que les précédentes sessions de discussions n'ont guère permis de progrès.

«Le temps est venu d'élaborer des positions collectives qui répondent aux inquiétudes de toutes les parties et puissent être adoptées par consensus», a de son côté souligné Daniel Reifsnyder, coprésident des débats.

La tâche s'annonce ardue, le projet d'une cinquantaine de pages contenant encore beaucoup d'options.

Dizaines de millions de réfugiés

L'accord espéré à Paris doit engager l'ensemble de la communauté internationale à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, afin de limiter le réchauffement de la planète à 2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, un objectif jugé insuffisant par les États les plus vulnérables, comme les pays insulaires confrontés à la montée des eaux.

«Certains pays insulaires pourraient disparaître complètement», a rappelé Barack Obama, s'inquiétant de potentiels dizaines de millions de réfugiés climatiques dans la région Asie-Pacifique.

Il a par ailleurs clarifié la position de son pays sur le caractère contraignant de l'accord : «Les procédures, qui assurent la transparence et des révisions régulières [des engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre], cela doit être légalement contraignant», a-t-il déclaré.

En marge de la conférence, l'Afrique, qui subit déjà de plein fouet les conséquences du réchauffement, avec notamment une avancée des déserts et un assèchement de ses cours d'eau, s'est vu promettre deux milliards d'euros d'ici à 2020 par la France pour développer ses énergies renouvelables.

Vu et entendu à la conférence de Paris

Pommes et chocolat

En tout début de journée, les participants se voyaient offrir une pomme à l'entrée du site, puis une tablette de chocolat équitable au moment de s'engager dans l'allée centrale baptisée «Les Champs Élysées».

Retour au calme

Le centre des médias assailli lundi par des milliers de journalistes venus couvrir les discours des chefs d'État a retrouvé une atmosphère plus calme, et les files d'attente de 50 mètres pour acheter un café ont disparu.

Voyage en barque

En se promenant dans les allées de la conférence, le président français François Hollande a comparé l'accord espéré le 11 décembre à une barque : «Soit on charge la barque et elle coule, soit on l'allège et elle va nulle part». 

Le refus du Nicaragua

Le Nicaragua n'annoncera pas de mesures pour lutter contre le réchauffement, contrairement à ce qu'ont déjà fait 184 pays qui négocient à Paris, estimant que c'est aux pays développés d'agir.

Plus de 700 000 tweets

Il y a eu 703 002 tweets mardi en rapport avec la COP21. La moitié était rédigée en anglais, 27 % en français et 14 % en espagnol, selon Visibrain. Le premier ministre indien Narendra Modi et l'astronaute américain Scott Kelly, qui a tweeté une photo de la Terre vue de l'espace, ont été les plus partagés. 

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