L'avenir de la planète entre les mains de 151 chefs d'État

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Le président français François Hollande (au centre) a tout d'abord observé un moment de silence à la mémoire des victimes de violences en France, au Liban, en Irak, en Tunisie et au Mali. Il a ensuite déclaré que cette rencontre est confrontée à des défis sans précédent, puisqu'il y est question de l'avenir de la planète.

AFP, Jacky Naegelen

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Seth Borenstein, Angela Charlton
Associated Press
Le Bourget, France

S'attaquant aux menaces jumelles du réchauffement climatique et de la violence extrémiste, le plus important rassemblement de dirigeants de la planète de l'histoire a entamé lundi deux semaines de discussions en banlieue de Paris, en déclarant qu'un accord ambitieux de réduction des émissions polluantes démontrera aux terroristes ce dont les nations sont capables lorsqu'elles sont unies.

Le rassemblement de 151 chefs d'État et de gouvernement survient à un moment sombre pour la France, deux semaines après que des terroristes associés au groupe armé État islamique aient tué 130 personnes dans la région parisienne. Des mesures de sécurité exceptionnelles encadrent le sommet et même les manifestations environnementales sont interdites - ce qui menace d'éclipser les préoccupations à long terme associées aux changements climatiques.

Le président français François Hollande a tout d'abord observé un moment de silence à la mémoire des victimes de violences en France, au Liban, en Irak, en Tunisie et au Mali. Il a ensuite déclaré que cette rencontre est confrontée à des défis sans précédent, puisqu'il y est question de l'avenir de la planète.

M. Hollande a invité les dirigeants du monde à créer une planète libre aussi bien de la destruction environnementale que de la violence extrémiste.

Plusieurs politiciens sont allés se recueillir sur les sites des plus récentes attaques avant de se rendre au sommet.

Le président américain Barack Obama a dit que la conférence de Paris témoigne de la détermination de la planète à construire un monde meilleur face au terrorisme. Il a également prévenu de conséquences catastrophiques si les émissions polluantes ne sont pas freinées.

La planète s'est réchauffée d'un degré Celsius depuis le début de l'ère industrielle et 181 pays se sont déjà engagés à combattre les émissions de dioxyde de carbone. Des experts préviennent que la Terre ne doit pas se réchauffer de plus d'un autre degré - et idéalement de moins, si on veut protéger les nations insulaires menacées par la hausse du niveau des mers.

Le président russe Vladimir Poutine a indiqué que son pays est prêt à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de près du tiers d'ici 15 ans, comparativement aux niveaux de 1990. D'ici 2030, les émissions de GES de la Russie devraient atteindre 70% des niveaux de 1990.

Son homologue chinois Xi Jinping a dit qu'un accord éventuel devra comprendre de l'aide aux pays pauvres et reconnaître la différence qui existe entre pays développés et en développement. Il a ajouté que l'accord devrait prévoir le transfert de technologies climatiques aux pays en voie de développement.

«La lutte aux changements climatiques doit tenir compte des besoins légitimes des pays en voie de développement de réduire la pauvreté et de rehausser le niveau de vie», a-t-il prévenu.

Les négociateurs réunis à Paris ont comme mission d'en venir à une entente mondiale d'ici la fin de la semaine prochaine.

Autoroutes fermées, policiers déployés

Les autoroutes de la région parisienne ont été fermées pour permettre la circulation des dignitaires. Des policiers ont été déployés à travers la capitale et autour du Stade de France, qui a été attaqué il y a deux semaines et qui se trouve à proximité du sommet.

La question de l'argent est particulièrement épineuse - combien les pays riches devraient-ils investir pour aider les pays pauvres à affronter les changements climatiques, combien devrait-on investir dans l'énergie renouvelable, et combien les entreprises d'hydrocarbures risquent-elles de perdre si les pays s'entendent pour réduire les émissions polluantes.

Avec ces questions à l'esprit, au moins 19 gouvernements - dont les États-Unis - et 28 investisseurs - comme les milliardaires Bill Gates, Georges Soros et Mark Zuckerberg - annonceront des milliards de dollars pour stimuler le développement des technologies propres. Les 19 pays se sont engagés à doubler d'ici cinq ans leurs dépenses consacrées aux énergies à faible intensité carbonique et à intensité carbonique neutre. M. Gates a annoncé à lui seul un investissement d'un milliard de dollars.

Lors d'une annonce distincte, le Canada, les États-Unis et neuf pays européens ont promis près de 250 millions $US pour aider les pays les plus vulnérables à s'adapter à la hausse du niveau des mers, à la sécheresse et aux autres impacts des changements climatiques.

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