L'engagement du Commonwealth: de bon augure pour la conférence de Paris

Justin Trudeau était présent au sommet du Commonwealth,... (La Presse Canadienne, Adrian Wyld)

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Justin Trudeau était présent au sommet du Commonwealth, qui s'est tenu sur l'île de Malte pendant trois jours et qui a rassemblé les dirigeants des 53 pays membres du Commonwealth.

La Presse Canadienne, Adrian Wyld

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Agence France-Presse
La Valette

Le premier ministre maltais Joseph Muscat a affirmé dimanche que l'engagement pris par les 53 pays du Commonwealth à parvenir à un accord «ambitieux» et juridiquement contraignant sur le climat rendait plus probable le succès de la conférence de Paris.

«Le fait que nous soyons parvenus à une convergence de vues et à une quasi-unanimité sur une déclaration très claire sur le changement climatique rend plus probable un succès à la COP21», a déclaré Joseph Muscat à la clôture du sommet du Commonwealth qui s'est tenu sur l'île de Malte pendant trois jours.

Les dirigeants des 53 pays membres du Commonwealth, qui représentent près d'un tiers de la population mondiale, se sont dits samedi «vivement préoccupés» par les menaces climatiques qui pèsent sur certains pays.

«Nous nous engageons à travailler pour que la COP21 débouche sur une issue durable, ambitieuse, équitable, complète, équilibrée et fondée sur des règles, ce qui inclut un accord juridiquement contraignant», ont-ils déclaré dans un communiqué commun.

Les participants au sommet ont également décidé de créer un fonds spécial d'un milliard de dollars pour financer des projets environnementaux.

Ce communiqué précise cependant que «des réserves ont été émises [...] par un pays», dont le nom n'a pas été révélé.

«Quand la planète nous parle»

«Le changement climatique nous unit, il nous met tous dans la même barque. Si une grosse vague s'approche, la barque va être balayée avec tous ses occupants», a remarqué Baron Waqa, le président de Nauru, petit État insulaire d'Océanie, lors de la conférence de presse de clôture du sommet.

Freundel Stuart, premier ministre des Barbades, microÉtat insulaire des Caraïbes, a appelé les participants à la conférence de Paris à agir sans tergiverser.

«Quand la planète parle, nous n'avons d'autre choix que d'écouter, et elle nous a parlé ces dernières années avec une éloquence effrayante. Si nous ne parvenons pas à un accord sensé à Paris, nous pouvons tous nous préparer au désastre», a-t-il averti.

Le Commonwealth regroupe des acteurs majeurs, dont des pays industrialisés comme le Canada et la Grande-Bretagne, ou émergents comme l'Inde, mais aussi des petits États insulaires comme les Maldives. Parmi les quelques points ayant fait l'objet d'un accord à la Conférence sur le climat de Copenhague en 2009, certains avaient auparavant été approuvés par le Commonwealth.

Les représentants de 195 pays se retrouvent à partir de dimanche au Bourget, au nord de Paris, et jusqu'au 11 décembre. Ils tenteront de sceller un accord mondial pour limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre par rapport à l'ère préindustrielle.

De petits pays insulaires membres du Commonwealth, directement menacés par la montée des eaux, ont affirmé que cette limite de 2 degrés n'est pas assez ambitieuse, et appellent la communauté internationale à se mettre d'accord sur une limitation de 1,5 degré du réchauffement de la planète.

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