Pression mondiale pour des mesures fortes contre le réchauffement

  • À Tokyo (Japon) (AFP' Kazuhiro Nogi)

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    AFP' Kazuhiro Nogi

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  • À Johannesburg (Afrique du Sud) (AFP, Mujanid Safodien)

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    AFP, Mujanid Safodien

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  • Chaîne humaine à Nantes (France) (AFP, Jean-Sébastien Évrard)

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    Chaîne humaine à Nantes (France)

    AFP, Jean-Sébastien Évrard

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  • À Manille (Philippines) (AFP, Noel Celis)

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    À Manille (Philippines)

    AFP, Noel Celis

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  • Près du château de Versailles (France) (AFP, Dominique Faget)

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    Près du château de Versailles (France)

    AFP, Dominique Faget

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  • À Dhaka (Bangladesh) (AP)

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    À Dhaka (Bangladesh)

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  • À Zurich (Suisse) (AP, Anthony Anex)

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    À Zurich (Suisse)

    AP, Anthony Anex

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  • Sur la plage de La Concha à San Sebastian (Espagne) (AP, Alvaro Barrientos)

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    Sur la plage de La Concha à San Sebastian (Espagne)

    AP, Alvaro Barrientos

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  • Ballon de Greenpeace près de la tour Eiffel de Paris (France) (Fournie par Greenpeace)

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    Ballon de Greenpeace près de la tour Eiffel de Paris (France)

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  • À Nantes (France) (AFP, Jean-Sébastien Évrard)

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    À Nantes (France)

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Dominique Schroeder
Agence France-Presse
LE BOURGET

LE BOURGET - Des milliers de personnes ont manifesté samedi dans le monde pour réclamer des mesures fortes contre le réchauffement climatique à la conférence de Paris qui s'ouvre lundi en présence de 150 chefs d'État, entourés d'un dispositif de sécurité exceptionnel du fait des récents attentats.

De Manille à Bogota en passant par New Delhi, Tokyo, Londres ou Sao Paulo, des marches pour le climat sont organisées un peu partout durant toute la fin de semaine. Sauf à Paris, où elles sont interdites en raison de l'état d'urgence décrété après les attaques sanglantes du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Environ 3000 personnes ont ainsi défilé samedi à Manille, aux Philippines, frappées régulièrement par des cyclones attribués au dérèglement climatique. «Protégez notre maison commune!», lisait-on sur les pancartes des manifestants. En Australie, 5000 personnes ont participé à Brisbane  à une marche ouverte par des aborigènes et des habitants des îles du Pacifique, particulièrement affectées par la montée des eaux provoquée par le réchauffement. Des défilés ont également eu lieu au Bangladesh et en Nouvelle-Zélande.

Les dirigeants de 53 pays du Commonwealth réunis à Malte samedi, dont les États représentent près d'un tiers de la population mondiale, se sont engagés à parvenir à «un accord ambitieux» et «juridiquement contraignant» à cette conférence. Lors de leur sommet ils se sont entendus sur la création d'un fonds spécial d'un milliard de dollars pour financer des projets environnementaux.

Les manifestants réclament des actions décisives contre le réchauffement aux représentants des 195 pays, réunis à partir de lundi au Bourget, au nord de Paris, pour la plus grande conférence sur le climat jamais organisée. Quelque 40 000 personnes, dont 10 000 délégués, sont attendues chaque jour sur le site. Un défi en terme de sécurité pour les organisateurs.

«Abus manifestes»

Réunis sous la protection de 2800 policiers et gendarmes, les participants à la COP tenteront de sceller un accord mondial pour limiter à 2 degrés la hausse du thermomètre par rapport à l'ère préindustrielle. Faute de quoi, les climatologues prédisent des conséquences dramatiques: montée des eaux, fonte des glaciers, disparition d'espèces...

Les autorités françaises, qui redoutent des incidents, ont assigné à résidence 24 militants écologistes pour les empêcher d'aller manifester. Plusieurs convois d'activistes ont été interdits d'accès à des zones abritant des sites sensibles. La vente ou le transport de produits inflammables sont provisoirement prohibés en région parisienne.

Selon le ministère de l'Intérieur, près de 1000 personnes ont été empêchées d'entrer sur le territoire français depuis la mise en place du contrôle aux frontières.

Des mesures jugées excessives par certaines ONG qui dénoncent des «abus manifestes». Quatre cents militants ont malgré tout festoyé samedi devant le château de Versailles pour dénoncer «la grande mascarade» de la COP21. Une chaîne humaine est prévue dimanche dans l'est de Paris.

La capitale est également placée sous haute surveillance, avec la mobilisation de 6300 membres des forces de l'ordre. La circulation sera interdite ou restreinte sur plusieurs axes et les habitants ont été appelés à rester chez eux par crainte d'une trop grande affluence dans les transports publics.

Les travaux de la COP commenceront dès dimanche, son président, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, ayant convoqué une assemblée plénière pour définir la feuille de route des négociateurs avant l'ouverture officielle. «Les conditions sont réunies pour un succès, mais il n'est pas encore acquis», a déclaré Laurent Fabius. Il s'est félicité que 183 pays, représentant 95% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, aient fait des promesses chiffrées de réduction de leurs émissions. De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a «appelé les dirigeants du monde à trouver un terrain d'entente», soulignant qu'«il n'y a jamais d'accord parfait».

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Emma Thompson

Emma Thompson invite les Canadiens à marcher

État d'urgence oblige, les Parisiens ne pourront marcher dans leurs rues pour le climat, dimanche. Les Canadiens devraient prendre le relais et battre le pavé en grand nombre pour faire résonner leur message - et celui de leurs «cousins» - à la veille de l'ouverture de la Conférence de Paris. C'est l'invitation que lance Emma Thompson à la population canadienne. L'actrice britannique, qui prendra part à la marche de Londres, prête sa voix et sa notoriété à l'organisation Greenpeace, qui l'avait invitée l'an dernier à participer à une expédition dans l'Arctique. «Avec ma fille, nous avons vu de nos propres yeux la fonte des glaciers. J'ai été frappée», a-t-elle relaté en entrevue téléphonique, vendredi. Au Canada, la marche principale se tiendra à Ottawa et prendra fin avec un grand rassemblement devant le parlement. «Nous sommes dans une situation très grave parce que depuis 20 ans, 30 ans, les gouvernements successifs ont refusé de respecter leurs engagements [...] Alors à Paris, il faut que ce soit différent», a tranché celle que l'on a notamment vue au grand écran dans les longs métrages Harry Potter et le classique du temps des Fêtes Réellement l'amour.  La Presse Canadienne

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