Réduction des GES: la cible des conservateurs est un plancher, dit McKenna

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La ministre canadienne de l'Environnement, Catherine McKenna, lors de son assermentation

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La Presse Canadienne
Ottawa

La nouvelle ministre canadienne de l'Environnement a déclaré que la cible de réduction des gaz à effet de serre fixée par les conservateurs doit être vue comme un plancher.

Catherine McKenna est à Paris pour participer à des rencontres ministérielles préparatoires en vue du sommet des Nations Unies sur les changements climatiques qui s'amorcera à la fin du mois.

Les libéraux refusent d'établir un objectif clair en matière de réduction des émissions de GES, soutenant que le gouvernement fédéral doit d'abord élaborer un plan crédible en collaboration avec les provinces.

Depuis son entrée en poste, Mme McKenna esquive les questions sur les cibles concrètes à atteindre et les écologistes se sont plaints que Justin Trudeau allait présenter à la communauté internationale le plan de son prédécesseur, Stephen Harper.

La ministre a ainsi indiqué que la proposition des conservateurs serait «le plancher», mais que les libéraux souhaitaient faire mieux. 

L'ancien gouvernement conservateur s'était donné comme but de réduire de 30 % les émissions par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030. Le Canada, cependant, est encore bien loin d'atteindre les cibles de 2020 en vertu de l'accord de Copenhague et les conservateurs n'avaient pas annoncé de mesures pour respecter l'objectif ambitieux de 2030.

Le but, selon Mme McKenna, est d'abord «de prendre conscience ce qu'on peut faire». «On peut avoir des cibles, mais on doit être capable d'atteindre ces cibles et on doit poser des actions concrètes [pour y arriver]», a-t-elle expliqué.

Les précédents gouvernements canadiens - tant libéraux que conservateurs - ont déjà donné leur accord à des réductions de carbone, mais n'ont jamais adopté la réglementation nécessaire pour faire de ce principe une réalité. Les conservateurs ont échoué dans leur tentative de réglementer les secteurs pétrolier et gazier malgré des promesses en ce sens.

Les premiers ministres des provinces ont été invités par le premier ministre Trudeau à Paris au début du mois de décembre, mais on ne sait pas encore ce que le Canada proposera à la conférence internationale.

Catherine McKenna, une avocate en commerce international qui a travaillé aux Nations Unies notamment pour négocier un accord de paix au Timor oriental, affirme qu'elle a participé à des rencontres bilatérales avec des ministres français et mexicains. Elle devrait s'entretenir avec son homologue américain avant de revenir au Canada, mercredi.

Financement des pays en voie de développement

Elle se joint à des négociations qui font l'objet de préparation depuis des années, alors que plusieurs désaccords demeurent à seulement quelques jours du début de la conférence - dont le financement des pays en voie de développement pour qu'ils réduisent leurs émissions de GES.

«D'une certaine manière, c'est un bon moment pour arriver. C'est ce que mes collègues m'ont dit, nous amenons une nouvelle vitalité», a-t-elle ajouté.

Or, tout ce nouvel élan, la bonne foi et l'ouverture à négocier avec les provinces ne suffira pas, selon les groupes environnementaux.

Mme McKenna n'a pas été en mesure d'indiquer comment les promesses des libéraux sur l'environnement allaient avoir un impact sur les demandes d'autorisation d'oléoducs qui sont déjà en cours.

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