TransCanada reçue à Saint-Augustin avec scepticisme et opposition

Quelques dizaines de manifestants s'étaient réunis devant l'hôtel... (Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

Quelques dizaines de manifestants s'étaient réunis devant l'hôtel de ville de Saint-Augustin, lundi soir, pour témoigner de leur mécontentement par rapport au pipeline Énergie Est, qui passera sous le fleuve à la hauteur de la ville.

Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La séance d'information de TransCanada sur le pipeline Énergie Est a été accueillie avec scepticisme et opposition, lundi, à Saint-Augustin.

Quelques dizaines de manifestants s'étaient réunis devant l'hôtel de ville de Saint-Augustin, lundi soir, pour témoigner de leur mécontentement par rapport au pipeline Énergie Est, qui passera sous le fleuve à la hauteur de la ville. «TranCanada est venu nous dire qu'il n'y avait aucun souci à se faire et on est là pour montrer l'autre côté de la médaille», a expliqué Anne-Céline Guyon, porte-parole de Stop oléoduc Portneuf-Saint-Augustin. 

À l'intérieur, TransCanada avait séparé dans différents kiosques d'informations plusieurs maquettes et pièces d'équipement pour tenter de rassurer les citoyens de la sécurité du tunnel qui passera sous le fleuve et le plan d'urgence mis en place en cas d'accident. Une façon de faire dénoncée par Mme Guyon. «Ça ne permet pas aux citoyens informés de poser les bonnes questions et que tout le monde puisse les entendre. Tous préféreraient des assemblés et il faut rappeler qu'à ce jour, TransCanada a toujours refusé cette formule.»

Le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, affirme pour sa part que les militants contre le projet préfèrent les assemblées citoyennes pour les mauvaises raisons. «Les groupes de pression veulent des assemblées parce que ça leur donne l'opportunité de faire un gongshow, ce qui n'est pas optimal pour écouter les questions des citoyens.»

Tim Duboyce refuse également de qualifier la démarche actuelle de l'entreprise pétrolière d'opération séduction. «On a fait venir nos vrais experts pour offrir des réponses concrètes aux gens qui ont encore des craintes. Ce n'est pas un exercice de relations publiques.»

Les citoyens venus s'informer ressortaient pourtant, pour la plupart, sceptiques. «Quand il y a une rencontre d'information, je dois être capable de consulter une étude d'impact avant. Là, on dirait le salon de la mariée», a expliqué Marie-Hélène Roy, une résidente du secteur près du fleuve sous lequel passera le pipeline. «C'est de l'information verbale. Ils peuvent nous dire quelque chose et le changer demain matin. Moi, le jour où il va y avoir de l'huile sur la batture, mon fonds de pension vient de s'envoler.»

Même si le tunnel était d'une sécurité infaillible, cela ne réglerait pas le problème, assure pour sa part Anne-Céline Guyon. «Ils viennent parler de sécurité, mais le vrai problème, c'est que dire oui à Énergie Est, c'est dire oui à l'expansion des sables bitumineux et à l'augmentation des gaz à effets de serre au Canada.»

TransCanada tiendra des rencontres d'informations similaires à Trois-Rivières et Lévis dans les prochains jours.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer