Travail collectif pour protéger l'eau potable de la région de Québec

Une étude oulignait la détérioration continuelle du lac... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Une étude oulignait la détérioration continuelle du lac Saint-Charles, principal réservoir de Québec. Bien que cette étude ait été déposée il y plus de deux ans, Régis Labeaume refuse toujours de la diffuser.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le maire de Québec, Régis Labeaume, semble avoir réussi à rallier ses homologues de la couronne nord dans le dossier de la protection de l'eau potable. Cela, même s'il a promis des «mesures draconiennes» pour protéger les sources de la capitale, incluant de limiter l'expansion des villes voisines.

«Il y a des recherches de solutions, tout le monde ensemble», a laissé tomber le maire de Stoneham-et-Tewkesbury et préfet de la MRC de la Jacques-Cartier, Robert Miller, en marge d'une conférence de presse à Lac-Beauport mercredi. Pourtant l'urbanisation de sa ville et les rejets de son usine de traitement des égouts sont pointés comme des causes importantes du piètre état de santé du lac Saint-Charles, principale source d'eau potable de la capitale.

Plus à l'ouest, Sainte-Brigitte-de-Laval est aussi accusée par la mairie de Québec; la croissance de la municipalité, le déboisement, feraient souffrir la rivière Montmorency où se trouvent deux prises d'eau potable de la capitale. Mercredi, la mairesse Wanita Daniele vantait néanmoins la bonne entente qui règne dans la région au sujet du plan de protection qui sera rendu public sous peu : «C'est un projet qu'on travaille de façon solidaire tous les maires ensemble, incluant M. Labeaume.»

Mme Daniele rappelle qu'elle vient d'annoncer le reboisement de son territoire. «Il ne se fera plus ce qui s'est fait dans le passé. (...) Nous, on est conscientisé. Nous aussi on a des prises d'eau et il faut les protéger. On est conscient tout le monde ensemble qu'il y a quelque chose à faire à ce niveau-là.»

Faut-il comprendre que les maires du nord répondront favorablement aux demandes de Régis Labeaume? «Ce n'est pas lui qui nous demande quelque chose. C'est plutôt l'ensemble des maires qui vont s'entendre sur les façons de faire, les façons de développer.»

«Pas très rose»

En début de semaine, l'attaché de presse du maire de Québec, Paul-Christian Nolin, indiquait tout de même au Soleil que le portrait dépeint dans les plus récents rapports d'expertise commandés par la capitale n'est «pas très rose».

Ce constat s'ajoute à une précédente étude qui soulignait la détérioration continuelle du lac Saint-Charles, principal réservoir de Québec. Bien que cette étude ait été déposée il y plus de deux ans, Régis Labeaume refuse toujours de la diffuser. Quand il l'avait reçue, le maire s'était toutefois emporté. Il dénonçait le «développement sauvage» dans les municipalités du nord, la coupe à blanc à Sainte-Brigitte-de-Laval, l'état lamentable du lac Beauport qui est «en train de mourir».

Et puis, au printemps 2014, Le Soleil révélait que le lac Saint-Charles avait encaissé un choc écologique important: urbanisation au nord, rejets de stations d'épuration dans ses affluents par Lac-Delage et Stoneham, érosion due aux travaux sur la route 71/175, déboisement, fosses septiques... Des scientifiques invitaient les élus à des actions rapides.

Comme indiqué dans Le Soleil de lundi, les expertises scientifiques et les remèdes préconisés pour sauver les prises d'eau potable de la capitale seront finalement dévoilés d'ici la fin novembre.

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