Timide réponse du Ministère sur la rivière Lorette

Le ministère de l'Environnement promet de travailler rapidement dans le dossier... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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(Québec) Le ministère de l'Environnement promet de travailler rapidement dans le dossier du réaménagement des rives de la rivière Lorette. Mais là s'arrête pour l'instant la timide réponse à la sortie groupée des maires Régis Labeaume et Émile Loranger, impatients devant les délais qu'ils jugent trop longs.

«Le Ministère va poursuivre sa collaboration et va travailler avec célérité dans ce dossier», a indiqué au Soleil Guillaume Bérubé, l'attaché de presse du ministre de l'Environnement David Heurtel, en début de soirée lundi.

«Le Ministère continue d'accompagner l'agglomération de Québec et travaille avec elle dans son projet de remodelage des rives de la rivière Lorette», a poursuivi M. Bérubé dans un courriel.

Il n'a toutefois pas élaboré sur la demande des maires de Québec et de L'Ancienne-Lorette, Régis Labeaume et Émile Loranger. Dimanche, les deux hommes ont fait front commun pour déplorer publiquement les «délais bureaucratiques» et demandé au ministère de l'Environnement d'accélérer le dossier de la rivière Lorette.

Ils souhaitent raccourcir d'un an l'échéancier prévu de 2018-2019 pour la fin des travaux de 55 millions $ visant à contrer les débordements de la Lorette.

«Pour nous, c'est trop tard. Il y a trop de permissions, il y a trop de délais bureaucratiques dans notre échéancier», a dit M. Labeaume devant des citoyens réunis à la Polyvalente de L'Ancienne-Lorette. «Nous avons décidé de faire front commun pour convaincre le ministère de l'Environnement de couper dans les délais. À une situation exceptionnelle, cela prend des délais exceptionnels», a-t-il poursuivi, appuyé d'Émile Loranger.

Les deux maires ont demandé à la population de les soutenir dans leurs démarches et de faire pression sur le gouvernement provincial.

Zones inondables

Un autre point majeur discuté depuis près d'un an maintenant est que les maires de Québec et de L'Ancienne-Lorette veulent la garantie du Ministère que 2000 résidences actuellement considérées comme étant dans une zone inondable ne le seront plus après les travaux.  

«Même si on dépense 55 millions $ en travaux», le Ministère ne veut pas nous garantir que «les maisons ne se retrouveront plus dans une zone inondable», a déploré

M. Labeaume dimanche. Il craint que les propriétaires de maisons souffrent de cette étiquette de «zone inondable» et que leur résidence perde de la valeur.

Cette question avait été au coeur d'un crêpage de chignon public entre M. Labeaume et le ministre Heurtel, en novembre 2014.

Le ministre avait alors soutenu que la valeur d'une maison incluse dans une zone inondable n'est pas affectée. «Ce sont plutôt les inondations elles-mêmes qui pourraient avoir des conséquences sur cette valeur», avait alors dit M. Heurtel.

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