Une dizaine de dépotoirs clandestins à Baie-Comeau

Voilà un échantillon des matières récupérables qu'on trouve... (Fournie par la Ville de Baie-Comeau)

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Voilà un échantillon des matières récupérables qu'on trouve dans les dépotoirs clandestins récemment nettoyés.

Fournie par la Ville de Baie-Comeau

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) Encore en 2015, malgré des années de sensibilisation pour mettre fin au phénomène, certains se permettent toujours de jeter leurs déchets un peu partout dans la nature. La Ville de Baie-Comeau en a assez de ces dépotoirs clandestins et entend dorénavant servir des amendes salées aux contrevenants.

La municipalité compterait au bas mot une dizaine de sites où les gens jettent pêle-mêle briques, bardeaux d'asphalte, branches et arbres, entre autres. La Ville s'accommodait tant bien que mal de ce désagréable fléau, les employés des travaux publics passant une fois par semaine sur les sites problématiques pour ramasser ce qu'ils y trouvaient.

Mais la goutte qui a fait déborder le vase, c'est lorsque la municipalité a reçu un avis d'infraction du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Un dépotoir clandestin entre l'école Leventoux et le Centre Henry-Leonard se trouvait dangereusement près du boisé de la pointe Saint-Gilles, une aire protégée.

«On a dû décontaminer», précise la directrice de la division de la gestion de l'eau et du développement durable à la municipalité, Christine Reid. Les frais se sont élevés à 8000 $. «On a dû louer des équipements, on ne pouvait pas faire le travail avec les nôtres. Ça a pris deux jours à cinq personnes.»

Mme Reid a précisé que la Ville a déjà entrepris des travaux pour interdire l'accès aux véhicules sur les sites problématiques. Baie-Comeau placera aussi de nombreuses pancartes signalant que le fait de jeter quoi que ce soit hors des endroits à cet effet peut entraîner une amende allant de 300 à 2000 $. De plus, on installera plusieurs caméras, dont une dizaine à l'orée du boisé longeant le Centre Henry-Leonard.

La sortie publique de la Ville visait aussi à rappeler aux citoyens l'existence de l'écocentre. Chaque résident peut y disposer, chaque année, de trois tonnes de matières de toutes sortes sans frais. Selon Mme Reid, au moins 95 % des matières retrouvées dans les dépotoirs clandestins peuvent être récupérées par l'écocentre.

Avouant que le service qu'elle dirige «est découragé» de la situation, Christine Reid souhaite que cette sortie soit entendue. «Que faut-il donner de plus comme message? On investit pourtant beaucoup dans la gestion des matières résiduelles», a-t-elle conclu.

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